17 juin 2009
UNE DANGEREUSE LOGIQUE GUERRIÈRE
Il y a quelques temps paraissait dans les pages Rebonds du quotidien Libération un curieux billet intitulé : « L’Europe doit être prête à la guerre » (Libération du 1er juin 2009). L’auteur, néerlandais, « directeur de la recherche sur la gouvernance mondiale », y évoquait crûment la nécessité de « défendre (notre) modèle et (nos) valeurs », d’en « raviver la flamme ». Et même « d’être prêts à faire le sacrifice suprême ».
Y étaient nommément désignés les ennemis possibles (la Russie, la Turquie) et les ennemis déjà clairement établis (l’immigration illégale, l’islam extrémiste, « les armes nucléaires iraniennes »).
Peu de réactions autorisées à cette étonnante profession de foi guerrière, aucune prise de distance de la part de la rédaction de Libération. Juste les indignations éparses des inévitables “ronchons” du web. Pourtant, il est peu probable que ce silence puisse être assimilée à de l’indifférence. Plutôt à une résignation. Au moins pire.
Un forcing de la pensée unique dans les deux camps
Aux lendemains des présidentielles iraniennes, la réaction d’Avigdor Lieberman, ministre israélien des Affaires étrangères, ne prêtait guère à discussion sur son intention de voler vigoureusement au secours des “valeurs” occidentales : appel une action rapide et « sans concession ». La signification de ce “sans concession” était claire comme l’explosion d’une bombe à uranium sur Gaza.
L’arsenal de la communication (traduisez “propagande”) s’est mis ouvertement en branle. Les médias occidentaux y ont ouvertement choisi leur camp, avant et après les résultats, et participent activement à la lutte des opposants au régime, sans trop de souci de la déontologie journalistique. Certains responsables publics leur ont imprudemment embrayé le pas (Nicolas Sarkozy : « L’ampleur de la fraude (électorale iranienne) est proportionnelle à la violence de la réaction »).
Enfin et pas des moindres, la crispation des esprits est manifeste. Qui fait désormais passer toute discussion argumentative en un lâcher agressif de slogans prédigérés. La position de l’autre n’est plus écoutée mais supposée, modelée, voire transformée pour caler au discours belliqueux ambiant. Il est intimé à l’interlocuteur de choisir son camp. Critiquer un tant soit peu le sien, c’est d’autorité abonder pleinement aux thèses de celui d’en face. La démesure du passionnel terrasse ce qui reste de raison.
En face, évidemment, pas mieux : répression violente, arrestations arbitraires, mise au pas de la presse, déclarations provocatrices répétées et menaces à peine voilées contre le Grand Satan…
Les réalités géopolitiques occultées
Cette plongée éperdue dans l’irrationnel et le passionnel fait dangereusement oublier des réalités géopolitiques guère favorables au camp occidental retranché.
Pendant qu’un Bernard Guetta sur France Inter s’enflamme déjà pour la « nouvelle révolution iranienne », la plupart des États arabes avaient déjà chaleureusement félicité Ahmadinejad pour sa réélection, y compris les responsables de pays occupés comme l’Irak et l’Afghanistan.
Lors de la fameuse conférence de Durban II sur le racisme, alors que les nations occidentales avaient déserté les travées de l’ONU, drapés dans leurs vertueuses indignations, tous les autres pays du monde, Chine comprise, applaudissaient à tout rompre le discours « inacceptable » du président Ahmadinejad.
Sans souci des leçons du passé, voilà que nous faisons de Mir Hossein Moussavi un héraut de la nouvelle “modération” démocratique. Un peu comme les États-Unis avaient financé jadis Ben Laden pour contrer l’occupation de l’Afghanistan par l’Union soviétique ; et comme les Israéliens avaient aidé le Hamas pour se débarrasser d’Arafat. Avec les résultats désastreux que l’on sait.
D’aveuglement en aveuglement, d’erreur répétée en erreur répétée, de fatwas en anathèmes de part et d’autres, le cadre de l’affrontement se dessine. Fort d’un arsenal juridique adapté pour museler toutes contestations (les « lois anti-terroristes » d’un côté ; la répression policière de l’autre), les deux camps fourbissent leurs armes et se font face. Ne manque plus que la petite étincelle.
Un processus difficile à enrayer
N’y aurait-il alors rien ni personne pour arrêter ce rouleau compresseur mortifère ?
Étonnamment, la seule lueur d’espoir réside dans celui qui vient d’être élu à la tête d’un des camps opposés, Barack Obama. Son parcours et sa démarche, même insuffisamment dégraissé de l’agaçant paternalisme yankee, est jusqu’à présent un modèle du genre dans ses relations avec ses partenaires, comme avec “le camp d’en face” : son déjà fameux “discours d’Egypte”, sa main tendue à l’Iran (et sa réserve prudente, lui, quant aux résultats contestés des dernières élections de ce pays), sa fermeté affichée vis-à-vis de son encombrant allié israélien.
Demeurent deux inconnues de taille :
- le président américain saura-t-il résister aux pressions des faucons de son équipe, mieux en tout cas qu’il ne le fit contre les prédateurs financiers de Wall Street emmenés par son ministre du Trésor, Paul Geithner ?
- saura-t-il se désengager à temps des bourbiers afghans et irakiens, qui ruinent tout effort d’apaisement des tensions, font aujourd’hui passer le camp occidental pour le seul agresseur aux yeux des autres populations, et favorisent l’émergence des forces les plus obscurantistes, comme celles représentées par Mahmoud Ahmadinejad ?
La très douloureuse période de crises multiples qui frappent la planète (économique, financière, énergétique, climatique…), la plongée dans l’irrationnel et le recroquevillement sur soi qu’entraîne le désarroi ambiant, n’incitent guère à l’optimisme. Mais ne devrait pas non plus contraindre à la résignation.
Reste que le chemin à emprunter devient de jour en jour de plus en plus périlleux.

Commentaires
Bravo!
“Une bonne guerre” !
C’est tout ce qu’ils ont trouvé conserver la mainmise sur les peuples, les ressources énergétiques, l’eau, la planète.
Lamentable et cruelle cécité, étant donné les armes à disposition aujourd’hui, une guerre d’ampleur quasi mondiale aurait des conséquences incalculables sur l’eco système de la planète et pourrait bien entraîner la disparition du genre humain.
Ce qui par ailleurs débarrasserait les autres habitants de la planète du pire virus l’ayant jamais colonisée: l’être humain.
Effectivement l’espoir restant est entre les mains de Barack Obama qui jusque là à mené une politique de réconciliation.
Le chefaillon français, par contre, n’a pas craint d’exprimer son bellicisme et si à ses propos on ajoute le projet de base militaire à Abou Dhabi on a une idée assez précise d’un futur catastrophique
http://www.lexpress.fr/actualite/mo…
Bonjour YETI, c’est toujours un plaisir de te lire. J’ai lu ça ce matin
Selon Paul Craig Roberts, Obama est en train de se transformer en un Dick Cheney
http://www.voltairenet.orgarticle16…
Bien à toi
Bon … je ne la vois pas cette lueur d’espoir. En tout cas pas avec Obama (ou tout autre bipède politicien).
je ne la vois pas dans ce système,
je ne la vois pas dans des réformes et des magouilles
je ne la vois pas.
Je ne suis pas adepte de l’espoir, même si c’est bien commode c’est vrai, que ça aide à vivre, comme un genre de soupape; mais l’espoir ne mène à rien.
En revanche la confiance, l’amitié, l’amour, l’entraide, la solidarité, tout ce que fait que nous sommes Grands, toutes ces choses là nous amèneront à nous unir, nous amèneront à construire un monde différent.
Je sais, c’est une utopie, un rêve.. et si je dois me contredire, alors, ce sera ici, sur ce point: c’est bien là, la seule lueur d’espoir que je vois.
Bonjour le Yéti,
Comme l’ont dit les autres avant moi, c’est effectivement un vrai plaisir que de te lire.
Je me souviens de Nietzsche et de son surhumain : on en est bien loin ! On n’est pas même encore au stade de l’humain.
Sincèrement, à force de lire des ouvrages d’éthologues et surtout de primatologues, je ne peux m’empêcher de penser que nous sommes encore et toujours et avant tout des primates.
Ce qui nous différencie des autres singes, c’est seulement le degré de complexité de nos outils (et le langage, mais son développement lui est lié) - ce qui n’est qu’une différence de degré.
Plutôt qu’un os ou un bout de bois pour défoncer la tête du chimpanzé qui n’appartient pas au clan - les chimpanzés sont semble-t-il une espèce particulièrement xénophobe - l’humain, lui, utilise la bombe atomique ou à neutrons.
Cela étant, puisque nous sommes des primates, nous sommes aussi une espèce capable de réconciliation, capables d’oeuvrer pou la paix. Franz DE WALL, primatologue renommé, l’a mis en évidence tant chez les macaques, que chez les chimpanzés ou les bonobos.
Cela étant les méthodes pour parvenir à la paix diffèrent selon les espèces de primates ; ainsi les macaques et les chimpanzés ont-ils recours à la technique du bouc émissaire (qui est d’ailleurs un phénomène naturel, reconnu dans la plupart des espèces - on l’a mis scientifiquement en évidence chez les poules) : deux ennemis pour se réconcilier vont se décharger sur un troisième.
Les bonobos eux sont assez particuliers : ils illustrent à merveille ce brocard de Mai 68 : faites l’amour pas la guerre ; il semble en effet qu’ils résolvent les tensions entre les membres du clan par le sexe ; il semble également qu’ils en fassent de même à l’égard de membres d’un autre clan.
D’après Franz DE WALL, l’être dit humain serait capable, peut-être à cause de la plasticité de son esprit, des deux méthodes - celle du chimpanzé et celle du bonobo. Cela étant, cet auteur, ne manque pas, dans la plupart de ces ouvrages, de se pencher sur le cas des Etats-Unis, et de déceler dans cette nation, une tendance à se comporter comme un chimpanzé ; les guerres d’Irak et d’Afghanistan seraient les parfaits exemples de l’utilisation du procédé du bouc émissaire.
Boris CYRULNIK, si je me souviens bien, avait d’ailleurs souligné l’utilité sociale du bouc émissaire qui est de maintenir la cohésion du groupe - on pourrait poser l’hypothèse que les Etats-Unis est une société si intrinsèquement divisée qu’elle ait souvent besoin d’un bouc émissaire, pour maintenir sa cohésion…
Et l’Iran ? N’est-il pas lui aussi traversé par de multiples dissensions (sociales, ethniques, religieuses, etc) ?…
A ma connaissance, rares sont les nations qui pratiquent la réconciliation à la bonobo. J’ai donc quelques craintes que le primate dit humain ne fasse comme son cousin chimpanzé…
Bonjour à tous
Yéti j’ai lu ton article sur Rue89, je suis sorti des commentaires éffaré par les partis-pris sans aucune recherche d’éléments pouvant éclaircir la connaissance de ce qui se passe en Iran, la propagande des médias des marchands d’armes fonctionne à merveille et les riverains pour certains en sont rendus à un bellicisme aveugle!
Le lien de Gaelec ne fonctionne pas, je me permet de mettre celui-ci ;
La CIA et le laboratoire iranien
Il vaut ce qu’il vaut mais des sources référencées sont données… ce qui changent de nos “communicants” gouvernementalisés.
“Les services secrets anglo-saxons et israéliens ont développé des méthodes de guerre psychologique basées sur l’usage extensif des portables.
En juillet 2008, après l’échange de prisonniers et dépouilles entre Israël et le Hezbollah, des robots ont lancé des dizaines de milliers d’appel vers des portables libanais. Une voix en arabe mettait en garde contre toute participation à la Résistance et dénigrait le Hezbollah. Le ministre libanais des télécom, Jibran Bassil (Jibran Bassil est un des principaux leaders du Courant patriotique libre, le parti nationaliste de Michel Aoun.), avait déposé une plainte à l’ONU contre cette flagrante violation de la souveraineté du pays (« Freed Lebanese say they will keep fighting Israel », Associated Press, 17 juillet 2008.)
Cette méthode vient d’être employée en Iran pour intoxiquer la population en répandant des nouvelles choquantes, et pour canaliser le mécontentement qu’elles suscitent.
En premier lieu, il s’est agit de répandre par SMS durant la nuit du dépouillement la nouvelle selon laquelle le Conseil des gardiens de la Constitution (équivalent de la Cour constitutionnelle) avaient informé Mir-Hossein Mousavi de sa victoire. Dès lors, l’annonce, plusieurs heures plus tard des résultats officiels —la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avec 65 % des suffrages exprimés— paraissait un gigantesque trucage. Pourtant, trois jours plutôt, M. Mousavi et ses amis considéraient la victoire massive de M. Ahmadinejad comme certaine et s’efforçaient de l’expliquer par des déséquilibres dans la campagne électorale. Ainsi l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani détaillait ses griefs dans une lettre ouverte.
Dans un second temps, des citoyens ont été sélectionnés ou se sont fait connaître sur internet pour converser sur Facebook ou s’abonner à des fils de dépêche Twitter. Ils ont alors reçu, toujours par SMS, des informations —vraies ou fausses— sur l’évolution de la crise politique et les manifestations en cours. Ce sont ces dépêches anonymes qui ont répandu les nouvelles de fusillades et de morts nombreux ; nouvelles à ce jour non confirmées. Par un malencontreux hasard de calendrier, la société Twitter devait suspendre son service durant une nuit, le temps nécessaire à la maintenance de ses installations. Mais le département d’État des États-Unis est intervenu pour lui demander de surseoir à cette opération
« U.S. State Department speaks to ….
Selon le New York Times, ces opérations contribuent à semer la défiance dans la population
: //www.nytimes.com/2009/06/16/world/middleeast/16media.html
par Brad Stone et Noam Cohen, The New York Times, 15 juin 2009.].
Les états-majors, partout dans le monde, suivent avec attention les événements à Téhéran. Chacun tente d’évaluer l’efficacité de cette nouvelle méthode de subversion dans le laboratoire iranien. À l’évidence, le processus de déstabilisation a fonctionné. Mais il n’est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pour qu’ils fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à faire et qu’ils n’ont aucune envie de faire : changer le régime, clore la révolution islamique.”
Pas d’espoir en tous ces “représentant du peuple”(“citoyen” leurs écorche les lèvres!) ni de désespoir, juste rester centré sur comme le dit Damien (mais au présent, le futur n’est qu’une supputation de plus du mental!) : la confiance, l’amitié, l’amour, l’entraide, la solidarité, tout ce que fait que nous sommes Grands, toutes ces choses là qui nous unissent, nous amènent à construire une réalité différente.
Passer de “avoir” à “être”.
Pour le fun, et une meilleure connaissance de la navrante comédie humaine, je conseille effectivement aux passants de ce blog d’aller jeter un œil sur le déluge de commentaires qu’a attiré ce billet sur Rue89.
NB : si ça vous décourage (ça peut se comprendre !), contentez-vous de la sélection de 11 commentaires
@ Le Yéti
De plus , j’ai eu plusieurs mauvaises surprises en voulant noter certains commentaires!
Notant “pertinent” le résultat me donne un point de plus dans le “naze”, notant “inutile” la boule passe à top… et cela de nombreuses fois.
Libération = Rodschild & Co
Rue89 aussi indépendant qu’ils le prétendent ?
Perso j’ai de plus en plus la mauvaise impression que cette rue n’est qu’un cul de sac à la solde!
De plus la sélection des 11 commentaires n’apportent que des avis personnels et ne reposent que sur des partis pris. Aucuns argument ou contre-argument!
Evidemment si tu commence a faire de la contrepropagande sur un support “de reference”, c’est evident que les agences vont dépécher de nombreuses petites mains pour te pourrir de commentaires désolants.
@ Naradamumi
Ah non, là pas d’accord avec toi sur Rue89 ! D’abord je les connais. Ensuite, qu’ils soient d’accord avec moi ou non, ils publient tous mes billets en une. Tu ne peux pas assimiler Rue89 à ses commentateurs.
“Perso j’ai de plus en plus la mauvaise impression que cette rue n’est qu’un cul de sac à la solde !”
Mais bien sûr que c’est un cul-de-sac ! Rue89 est installé dans une ancienne impasse perpendiculaire à la rue des Hais, de ces impasses peuplées jadis d’ateliers en tous genre.
A part ça, votre commentaire montre que le goût du parti-pris est assez partagé. Preuve supplémentaire : moi-même, n’est-ce pas…
Uniquement une impression !
Ok
Je suis raccord avec votre description.
J’ajoute qu’un homme au pouvoir ne peut ignorer les “vertus” de la guerre, et s’y prépare plus activement à certains moment qu’à d’autres. Nous sommes dans une phase de faiblesse économique, avec l’obligation d’évoluer le modèle ou le changer : selon que cette crise dure plusieurs années ou se termine en 2011, il y a une possibilité vraie de guerre. Pour éviter qu’elle soit civile, on crée un ennemi extérieur. Ce n’est pas moral mais c’est très humain. Eventuellement, on la fera si elle permet d’employer la population au chômage. Avec 30% de chomeurs, je suis certain qu’on y va.
J’ai entendu Ahmadinejad, et je comprends son discours. Il n’est même pas certain qu’il y a eu fraude. Son opposant est exactement le même genre de bonhomme, en pire si l’échelle du pire le permet. Ahmadinejad est un Chirac Iranien, qui compose son discours, avec le but de durer. Il est très intelligent. Comme le nôtre.
Qu’a t’il à craindre des baudruches occidentales, incapables de gagner depuis les airs, incapables de mourir par milliers pour gagner un km2 (et heureusement) ?
L’économie est exsangue, la démographie et les limites des ressources ne permettent pas d’envisager une sortie de crise aisée, donc les hommes d’Etat vont jouer à faire comme si la guerre pouvait avoir lieu. La mise en scene faisant office. C’est mon pari.
Pour le moment, les Israeliens sont empêchés. Les Iraniens n’ont pas déclenché de guerre depuis ?? Sarko est tempêtueux mais pacifique, Obama, pacifique mais à l’entourage dangereux.
En fait, tout va dépendre des solutions pour la sortie durable des ces crises conjuguées (climat-pétrole, financier, croissance, religions ..).
L’Iran est un pays dont la psyché collective, l’histoire, est plus ancienne que la nôtre, et on ne prend même pas le temps d’apprendre, de comprendre, ni de respecter. Ce mouvement populaire pourra être réprimé car les riches iraniens installés en occident ont oublié de se taire : chaque Iranien en révolte en Iran passe désormais pour un agent de l’étranger, un affidé des moudjahidins. Trop facile de monter les uns contre les autres : Ahmadinejad ne s’en prive pas. Logique.
En parallèle de ce papier, je suggère la lecture de ;
http://www.dedefensa.org/article-mo…
et lié à lui ;
http://www.dedefensa.org/article-la…
Cordialement
ML
dis donc, y’a des fous furieux sur Rue89.
Ton article il est pas mal. Toujours un peu “vivement que ça pète” à mon goût, quoique … Mais de là à voir le concert d’indignations (de certains), ça fait doucement flipper.
lorsque tu dis “La position de l’autre n’est plus écoutée mais supposée, modelée, voire transformée pour caler au discours belliqueux ambiant. Il est intimé à l’interlocuteur de choisir son camp.” on en a une parfaite illustration…
Ca me rappelle les guerres de positions sur le onze septembre, il est des sujets tabous. Les détenteurs de la vérité (d’un côté comme de l’autre) ne sont pas en mesure d’écouter les arguments adverses.
Et là où tu as parfaitement raison, c’est qu’à ce petit jeu, la propagande fonctionne à merveille.
Plutôt que de penser par eux même, plutôt que de diversifier leur sources d’informations, pas mal d’interlocuteurs se retranchent dans des guerres de position où les préjugés dominent, où le dialogue n’a pas sa place, où le débat n’existe pas… Les règles les plus élémentaires de la courtoisie et du respect de l’autre passent à la trappe…
Dans ce contexte, oui, le pire est possible… ceci dit, le contexte n’est pas forcément si tranché. Les plus belliqueux ont tendance à prendre facilement la parole. J’espère que les plus pacifistes sont plus discrets (par pudeur, ou justement pour ne pas ajouter d’huile sur le feu), mais plus nombreux.
A noter les deux articles du Canard Enchainé étonnement proche des positions les plus propagandistes. Bien sur personne ne connait la vérité mais le canard semble ne se poser aucunes questions et se montre carrément supporter de Moussavi.
Puisque JCG se tait, je parle à sa place.
Ne pas manquer l’interview de Georges Corm dans l’huma.
”Il faut laisser les pays tranquilles. Il faut arrêter avec ces interventions massives dans leurs affaires intérieures. Dès lors qu’il s’agit de régimes qui ne sont pas alignés sur la politique occidentale, qu’il s’agisse de la Chine, de la Russie, de l’Iran, ils sont harcelés médiatiquement.”
Merci l’huma.
Merci JCG.
Bonjour Yéti et tous,
une intéressante contribution au débat actuel sur l’Iran :
http://www.politis.fr/article7385.h…
Désolant, le déluge de réactions limite réactionnaires. Un peu désespérant quant à la conscience collective.
“Où va l’Iran ? Trois jours après cette élection présidentielle au résultat contesté”
Et tous de démarrer leurs articles de cette façon …
Inutile surtout d’user de conditionnel.
C’est un fait, c’est L’Iran, c’est … tout ça quoi …
Sans vouloir t’offenser, Yelrah, que les résultats soient contestés est un fait, donc pas besoin de conditionnel …
Qu’ils le soient à bon ou mauvais escient est une autre question …
Pour les évidents convaincus ….
bon je teste sur un article qui est déjà passé, come ça c’est plus discret..
Pardon