05 mai 2017

Présidentielle 2017 : je ne reconnaîtrai pas le candidat élu le 7 mai comme président de mon pays

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Quel que soit le candidat qui sortira du chapeau au soir du 7 mai, je ne le reconnaîtrai pas comme le président de mon pays.

Trois raisons à cette décision.

1. Un viol de toutes les règles de base de l’expression démocratique pendant toute cette parodie de campagne présidentielle

Un candidat (Macron) outrageusement favorisé par l’oligarchie en place, les médias et leurs propriétaires au détriment de tous les autres ;

Une équité de temps de paroles bafouée au profit du même candidat et au détriment de tous les autres, non seulement en temps de présence, mais aussi en qualité : il y avait un monde entre le climat systématiquement agressif entretenu par les journalistes face à certains candidats (Mélenchon and co) et le tapis rouge déroulé par les mêmes pour leur favori ou pour son faire-valoir (Le Pen) ;

Une levée de boucliers agressive et obscène, par ceux-là mêmes qui étaient censés faire respecter la déontologie démocratique, contre le candidat anti-système (Mélenchon) lorsqu’il est apparu que celui-ci avait des chances de figurer au second tour du scrutin.

2. Une candidate affichant ouvertement son mépris des principes qui régissent notre République

En démocratie, le respect des principes républicains — Liberté, Égalité, Fraternité, plus les 40 articles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme — prévaut sur le fait majoritaire. Par son attitude discriminatoire, raciste et insultante à l’égard de toute une partie de la population résidant sur le territoire nationale, Marine Le Pen viole ces principes et se délégitime pour exercer la magistrature suprême.

3. Un candidat propulsé comme un vulgaire produit marketing par la haute finance et les lobbies mafieux

Sans parti, sans structure politique constitué, Macron est un candidat propulsé opportunément sur le devant de la scène politique  par la haute finance et les lobbies multinationaux pour défendre des intérêts privés bien éloignés de ceux de la population de ce pays. Quid du financement extravagant de cette campagne que le candidat refuse obstinément de rendre public ? Quid de sa déclaration de patrimoine fortement sujette à caution ? En l’état actuel, le candidat Macron est totalement déligitimé par les manœuvres grossières qui l’ont mené au sommet de l’échelle.

Pour valider ma décision de sécession, je m’abstiendrai le 7 mai. Seuls l’abstention ou le vote blanc me paraissent de nature à légitimer la contestation radicale du résultat d’un vote. Le “vote utile” engage celui qui y recourt auprès de ce “moins pire” qu’il a choisi pour, paraît-il, échapper au pire.

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