2017, année d'ores et déjà révolutionnaire

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Chose peu courante, l’année 2017 commence par une véritable révolution. Mais bien d’autres restent à mener pour venir à bout de la nuit dégueulasse infligée par un vieux monde agonisant.

En réalité, la révolution dont je parle a été acquise à la toute fin de l’année 2016, elle est géopolitique et s’est déroulée au Moyen-Orient, en Syrie pour être précis, lieu de transit de toute la richesse énergétique mondiale. Elle a été menée par un quartet improbable — la Russie, le “régime” syrien, l’Iran, l’Irak — probablement soutenue dans l’ombre par une autre puissance émergente, la Chine.

Son titre de gloire : avoir marginalisé, sans doute durablement, l’empire dominant américain et ses lamentables affidés européens. Humiliation suprême, ceux-là n’ont même pas été invités à conclure la paix post-Alep. La seule chose qu’ait trouvé l’empereur déchu Obama pour exister aura été d’expulser méchamment 35 diplomates russes. Petites représailles mesquines d’un petit caïd vexé d’avoir été détrôné en sa cour de récré. Pire, le barbare Poutine n’a même pas jugé utile de répliquer.

Dernier outrage en date pour l’empire déchu, bien sûr ignoré par nos chers médias, le Conseil de sécurité de l’ONU vient de remercier la Russie à l’unanimité pour la façon dont elle a négocié un cessez-le-feu en Syrie.

Chasser les “marchands du temple”

Ce qu’il y a de terrible avec les révolutions, ce sont les dégâts collatéraux ravageurs qu’elles causent aux anciens dominants. Le premier d’entre eux, cette fois, aura été de tourner en ridicule la propagande grotesque que déversait un clergé médiatique hystérique pour dissimuler la débandade pressentie du vieux camp impérial. Avec la reconquête d’Alep est apparue une vérité qui ne correspondait pas du tout, mais alors pas du tout, avec celle que l’on voulait nous faire avaler.

D’ailleurs, les élites occidentales sont vraiment à la peine depuis quelques temps : elles se sont trompées sur absolument tout ce qu’elles prévoyaient : le Brexit, l’élection de Trump, le référendum italien de décembre…

En réalité, à l’image de leurs sondages de plus en plus fantaisistes, il y a belle lurette que l’engeance médiatique et ses “experts” ne prévoient plus rien, ne voient plus rien, mais se contentent de formuler d’ultimes vœux pieux pour se donner l’illusion de survivre.

Un vœu réaliste pour 2017 ? Continuer le boulot et se débarrasser complètement de ce clan de salopards. Rien de possible avec les “marchands du temple”, plus de négociations possibles, sinon leur totale reddition.