Du rififi dans l'empire (suite) : le général US Frederick Hodges estime que la Russie reste un ennemi prioritaire pour les États-Unis

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Le général Frederick Hodges
 

Quelques jours après qu’on ait appris que Donald Trump avait retiré la Russie de la liste des “menaces prioritaires” pour les États-Unis, le général américain Fredrerick Hodges est monté au créneau médiatique pour proclamer exactement l’inverse.

Frederick Hodges, commandant des forces terrestres américaines en Europe, ne croit pas un instant que ses troupes seront amenées à quitter le vieux continent.

« Je ne vois pas comment un gouvernement américain, sous quelque président que ce soit, pourrait donner donner un tel ordre. »

Et d’ajouter :

« Nous sommes plus que jamais au côté de l’Europe, il n’y a aucune raison que cela change. »

Bon, il lui fallait tout de même essayer de trouver un raccord avec la décision de son nouveau président en chef. Ce fut le risque de cyber-attaques russes contre les satellites européens de l’empire. Rappelons que selon l’équipe Trump, les cyber-attaques arrivent en troisième position des fameuses “menaces prioritaires”. Hodges sauta sur l’occasion :

« Nous avons besoin de mettre sur pied une stratégie commune de dissuasion contre les cyber-attaques à l’avenir. »

Quelques soient les précautions de langage avancées, on sent bien que le feu couve salement à la maison (blanche) impériale. Car il y a bien peu de chance que le général Frederick Hodges ait respecté son devoir de réserve en consultant sa hiérarchie (Trump) avant de lâcher sa déclaration incendiaire.

=> Source : Deutsche Wirtschafts Nachrichten
=> Lire aussi : Du rififi dans l’empire : Trump sort la Russie de ses menaces prioritaires, au grand dam du Pentagone et de la CIA (Chroniques du Yéti)