Ricet Barrier : « Ah ce que je suis content tu es venue à mon enterrement ! »

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La gymnastique des zygomatiques en chanson #6. Où l’on écoute Ricet Barrier. Chaque lundi, pour bien commencer la semaine, on s’en met une pour rigoler tout droit dans les oreilles. C’est la chanson du lundi.

Pour faire une chanson, il faut prendre le temps de faire un texte bien léché. Naguère on le faisait toujours. Une chanson était destinée à être reprise par un grand nombre d’interprètes. D’abord d’autres professionnels, pas seulement des interprètes parisiens ou marseillais, mais aussi cinq ou six mille orchestres de bal qui faisaient danser le samedi et le dimanche dans autant de villes et villages de France. Et puis par des dizaines de milliers de personnes qui achetaient le petit format, la partition, pour avoir le texte complet d’une chanson saisie rapidement à la radio.

Alors pas question d’une rédaction approximative. Même la chanson de consommation se devait d’être bien écrite, pour permettre à tout un chacun de la chanter sans se mettre à courir parce que l’auteur avait collé des pieds en trop dans son vers. Sans ajouter un E pour terminer un vers boiteux. Sans s’écorcher la glotte à chanter une suite de mots mal appariés.

Peut-on rire de tout ? Ricet Barrier, du fond de son cercueil capitonné, apporte sa réponse personnelle à cette éternelle question.

La chanson d’aujourd’hui a d’abord été intitulée “Le plus beau jour de ma vie” avant de devenir “L’enterrement”.