RussiaGate : la présidentielle US 2016 aurait été manipulée… par 13 Russes !

RussiaGate : la présidentielle US 2016 aurait été manipulée… par 13 Russes !

Le délire américain du RussiaGate ne connaît plus de limites. Dernier exemple en date : un rapport de 37 pages publié par le procureur spécial Mueller (ex-directeur du FBI – photo) attribue la conspiration russe contre la présidentielle US… à 13 barbouzes et 3 organisations russes !

Apprendre que 13 gugusses et 3 compagnies interlopes aient pu agir aussi efficacement au nez et à la barbe des 21 650 employés de la NSA, des 22 206 agents de la CIA et des 35 104 fonctionnaires du FBI, jusqu’à rendre dingue 200 millions d’électeurs américains, ne manque déjà pas de piquant !

Savoir qu’avec un budget pub et manipulation de 1,2 millions de dollars (tel que prétendu – sans preuve – dans le rapport Mueller), la Russie de Poutine ait réussi à damner le pion aux 2,65 milliards de dollars dépensés par les deux candidats et aux 6,8 milliards de dollars engloutis lors des dernières élections fédérales, achève de vous précipiter dans la franche rigolade.

Il suffit d’ailleurs de parcourir les 37 pages de ce document – tout ça après neuf mois d’enquête, raille le journaliste US Paul Craig Roberts – pour flairer la supercherie et le montage à plein nez.

Toujours pas la moindre preuve à se mettre sous la dent

Oh, certes, le document ne manque pas de détails – parfaitement invérifiables – sur les 13 conspirateurs et leurs trois organisations.

Et, certes, il fournit un luxe de précisions sur les moults manipulations commises par la bande… mais sans fournir là encore la moindre preuve pour aucune d’entre elles !

Pire, en ne les mentionnant pas dans son rapport, le procureur Mueller pulvérise les deux plus importants chefs d’accusation qui constituaient jusqu’alors l’essentiel du Russia Gate :

  • le rapport ne précise nulle part que Wikileaks ait reçu des comploteurs russes les fameux mails Clinton/Podesta ;
  • il n’indique nulle part qu’il y ait eu, avant l’élection, un lien trouble entre Poutine et Trump (ce que ce dernier s’est immédiatement empressé de faire valoir).

À ce niveau de niaiseries et d’infantilisme, on reste confondu devant la crédulité de ceux qui les reprennent encore à leur compte.

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Un "voyageur à domicile" en quête du monde d'après.