La Marche blanche consacre la rupture entre antisémitisme et antisionisme

La Marche blanche consacre la rupture entre antisémitisme et antisionisme

Quand, j’ai écrit ce billet, ce matin, je n’imaginais pas que l’ignominie allait atteindre son comble le soir-même pendant la  #Marcheblanche organisée à la mémoire de Mireille Knoll.

Rien, pas même l’appel à la modération et à l’entente de Daniel Knoll, fils de la défunte, n’ont pu empêcher le pire de se produire :

Rien, pas même les réactions indignées d’une partie de la communauté juive aux propos obscènes de Francis Kalifat, président du CRIF (Communauté représentative des institutions juives de France) :

Et ce qui devait arriver arriva :

Mais derrière l’attitude agressive de quelques dizaines d’excités du CRIF et de son bras armé, la LDJ (Ligue de défense juive), quelque chose de fondamental apparut rapidement qui dépassait largement le seul problème de la lutte contre l’antisémitisme : la dénonciation assez ordurière du soutien de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise au BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) mené au niveau international contre la politique colonialiste et d’apartheid de l’État d’Israël contre la Palestine occupée.

Dès lors, la leçon de cette lamentable histoire est triple :

  1. La communauté juive est déchirée comme jamais.
  2. La lutte contre l’antisémitisme (la défense de la communauté juive) apparaît encore plus clairement comme un vulgaire cache-sexe brandi par les partisans de la politique colonialiste et d’apartheid (le sionisme) de l’État d’Israël.
  3. La rupture entre la lutte contre l’antisémitisme et celle contre ce qu’on appelle l’antisionisme est désormais définitivement consacrée (je veux dire que lutter contre l’antisémitisme, c’est aussi et d’abord combattre le sionisme colonialisme et d’apartheid).

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.