Guerre : craquements au sommet

Malgré une situation explosive aux Antilles, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, renonce à se rendre sur place.

Dans la guerre – car c’est une véritable guerre – qui oppose désormais les résistants aux autorités des pays occidentaux, les choses ne tournent pas forcément à l’avantage de ces dernières.

La lutte paie

En France, face à la volonté opiniâtre des résistants guadeloupéens et désormais aussi martiniquais, les autorités ont été contraintes de céder du lest :

  • levée de l’obligation vaccinale pour les pompiers et les soignants guadeloupéens ;
  • proposition d’un vaccin sans ARN aux soignants de l’île (lequel, au fait ?) ;
  • promesse de reclassement au cas par cas pour les soignants refusant malgré tout de se faire vacciner.

Le premier constat, sinon la première leçon, est que la lutte paie et que les premiers effets d’une perte de contrôle des autorités sur la situation du terrain commencent à se faire sentir. Au point que celles-ci ont préféré dépêché leur GIGN sur place, plutôt que le ministre des Outre-mer, Sébastien Cornu. En pure perte d’ailleurs si l’on en croit la poursuite opiniâtres des manifestations, comme en témoigne ce document posté ce mercredi 24 novembre à 18h53 :

Les signes qui trahissent la perte de self-control des autorités

Mais il y a plus grave pour les autorités qui donnent de plus en plus de signes d’une perte totale de self-control tout court. En témoigne le durcissement débridé d’un discours officiel qui, en France comme dans les autres pays du bloc occidental, ne recule même plus devant la menace directe contre les citoyens récalcitrants :

« Les personnes qui refusent le vaccin sont une faille dans notre système et agissent comme si la liberté était de contaminer les autres…Et donc de tuer » (Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, France).

« À la fin de l’hiver, les Allemands seront vaccinés, guéris ou morts » (Jens Spahn, ministre de la Santé, Allemagne).

Autre signe du délitement verbal de l’élite, les déclarations de plus en plus délirantes des médecins de plateau-télé comme le Pr Gilbert Deray, bouffi de conflits d’intérêt avec Big Pharma.

Enfin, parallèlement à cette crispation revancharde des discours et des actes, on assiste à l’inverse à un relâchement comportemental tout aussi inconsidéré, sinon incontinent. La multiplication des scènes inouies de festivités débridées tant à l’Élysée, qu’au ministère de l’Intérieur ou ci-dessous à celui des Outre-mer ne sont pas sans rappeler les orgies romaines d’avant la chute de l’empire ou les fêtes décadentes que donnaient les nazis tandis que le régime hitlérien s’effondrait. La débauche d’arrogance cache souvent un immense désarroi.

Une guerre que les manifestants sont en mesure de gagner

Ces menaces à peine dissimulées, cette inconscience affichée ne sont pas à prendre à la légère. Nul doute qu’elles seront hélas suivis d’effets douloureux comme on le vit au Pays-Bas avec des tirs à balles réelles contre les manifestants, et en Australie où ils viennent d’inventer des « camps de quarantaine » qui ne sont pas sans rappeler de sinistres souvenirs.

Pour autant, on le voit aussi, les manifestants, s’ils ne cèdent pas à la peur et aux menaces, ont de sérieux atouts à faire valoir dans la guerre qu’ils mènent contre les tyrans décadents du monde occidental. Les premières victoires obtenues et surtout les craquements perceptibles dans la forteresse capitaliste assiégée sont de bon augure pour la suite des batailles à mener.

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