La ZAD (Zone à défendre) des médias du microcosme

La ZAD (Zone à défendre) des médias du microcosme

Acrimed vient de donner l’exemple d’une action de propagande ourdie de concert par les médias mainstream. Leur cible : la ZAD de Notre-Dame-des Landes.

C’en est presque fendard : d’un seul coup un seul, nos médias ont “spontanément” découvert que la ZAD de Notre-Dame-des Landes (NDDL) étaient occupés par des “zadistes” (depuis une dizaine d’années).

Et surtout que ceux-ci seraient si dangereusement armés qu’ils ne seraient plus très loin de mériter l’appellation plus ou moins bien contrôlée de “terroristes”.

Sous-titre LCI

L’orchestration de l’opération est si cousue de fil blanc qu’elle ne s’embarrasse même pas de ménager des nuances : campagne d'”informations exclusives” déclenchée la même semaine, sinon le même jour, par l’ensemble des médias, mêmes éléments de langage ressassés en écho sur toutes les unes et tous les JT, même preuves “accablantes” (surtout pour ceux qui les produisent).

En fait de “camp retranché” (présenté comme tel par le JDD), une photo amateur publiée sur Flickr et représentant des structures en bois construites par des passionnés d’histoire.

Des preuves si grossières qu’elles ne dissimulent même pas leur seule et unique origine : la police. Comme cette supposée planche de bois hérissée de clous sur laquelle est posée… une chaussure de gendarme :

Évidemment, l’intention de cette campagne de propagande, où nos médias relaient sans discernement les éléments de langage audiovisuels obligeamment délivrés par la hiérarchie policière, est claire : préparer l’opinion à une intervention musclée des forces de l’ordre et aux éventuels “dégâts collatéraux” qui en résulteraient.

Par delà le très incertain effet de choc recherché – on souhaite aux zadistes de NDDL d’être aussi bien préparés que l’annonce l’éditocratie unanime – cette campagne lourdement spontanée dévoile l’existence manifeste d’une autre Zone à défendre d’urgence : la propre ZAD médiatique du microcosme de plus en plus replié, assiégé, au risque du ridicule, en son camp retranché.

=> Lire l’article d’Acrimed

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<p>Un “voyageur à domicile” en quête du monde d’après.</p>