Vie privée : la “peau” troublante de mon pain quotidien

Vie privée : la “peau” troublante de mon pain quotidien

À attendre – et ne faire qu’attendre – des révolutions qui ne viennent pas ou trop tard, on s’étiole, on s’aigrit. Un de mes remèdes : faire mon pain.

Je fais mon pain moi-même, tous les jours. Faire son pain quotidien, c’est un rituel très physique, mon horloge biologique. Le pain, c’est le mélange savant de trois éléments élémentaires : l’eau, la farine, le sel.

Vous pouvez toujours intégrer à votre pain quelques ingrédients pour le fun : des olives, des céréales, des noix…  Je n’ai rien contre le fun, même si je préfère varier le goût de mes pains en variant plutôt les farines : type de farine (T65, T80…), farine de blé, d’épeautre, de seigle…

Mais au final le pain reste confiné à ces trois éléments de base : l’eau, la farine, le sel. Vous en enlevez un seul et il n’y a pas de pain (sauf un affreux pain de régime : le pain sans sel).

Levain
Le levain naturel et ses bulles de vie

Le pain, c’est l’équilibre entre les trois éléments de base qui le composent… face à bien d’autres éléments : le degré d’hydrométrie de la pièce où il est fabriqué, la température de la pièce et de vos ingrédients, le degré de liquidité du levain que vous avez vous-même composé et que vous alimentez chaque jour pour lui donner sa force, le type de farine utilisée, le temps de pousse de votre pâte, la puissance de votre four de cuisson…

Lorsqu’après avoir pétri votre pâte et l’avoir laissée pousser quelques longues heures (7, 8…), vous la ressortez du récipient où vous l’avez entreposée pour la façonner avant de la cuire, je vous défie de n’être pas troublé par la délicatesse de sa chair, la tendresse de sa consistance.

Pâte
La “peau” du pain

Je ne vous parle même pas du moment où votre pain sort du four, tout chaud, fumant, son odeur entêtante, sa croute dorée et craquante, sa mie souple à la saveur légèrement acide. Alchimie très sensuelle, n’est-ce pas ? Goûtez.

Goûtez !
Mon pain de ce soir (encore tout chaud !)

Partager ce billet

<p>Un “voyageur à domicile” en quête du monde d’après.</p>