Syrie, Gaza, ONU : l’empire touche le fond de l’abjection… et sort par la petite porte

Syrie, Gaza, ONU : l’empire touche le fond de l’abjection… et sort par la petite porte

Les derniers soubresauts au Moyen-Orient, tant en Syrie qu’à Gaza, n’en finissent pas de consacrer la descente aux enfers de l’empire occidental. Le grotesque et l’abjection en sus.

Les bombardements sporadiques de l’axe occidental sur la Syrie n’illustrent plus que les bouffées d’aigreurs des maîtres déchus qui ont perdu la bataille du Moyen-Orient.

L’abjection du comportement des forces armées israéliennes à Gaza, face aux manifestations de protestation palestiniennes, n’a d’égale que la grossièreté de ceux qui s’obstinent à la justifier.

« Les Palestiniens tués à Gaza sont tous des terroristes » (Simona Frankel, ambassadrice d’Israël en Belgique).

« Aucun pays dans cette salle n’aurait agi avec autant de retenue que ne l’a fait Israël » (Nikki Haley, représentante des États-Unis à l’ONU).

La cérémonie d’ouverture de l’ambassade US à Jérusalem, le même jour que le massacre israélien commis à Gaza, n’en apparaît que plus pathétique, dérisoire, symbole pitoyable d’un monde fini qui ne survit plus que de ces démonstrations clownesques.

Plus dure est la chute quand elle tourne à la bouffonnerie

L’attitude de Nikki Haley, représentante des États-Unis à l’ONU, parachève ce comportement fait d’infantilisme et de dépit mal digéré : elle crut bon de quitter ostensiblement la salle du Conseil de sécurité au moment où le représentant de la Palestine allait y prendre la parole [photo].

L’opprobre à l’égard du comportement impérial se manifeste sur place par des résultats électoraux totalement hostiles à l’Occident : au Liban avec la victoire du Hezbollah pro-iranien, en Irak où se profile une victoire surprise (?) du prêcheur chiite Moqtada Sadr qui prêchait il y a encore peu d’attaquer les troupes US.

C’est dire la position intenable de l’empire en train de naufrager ce qui pouvait encore lui rester de superbe et d’autorité dans cette partie du monde. Que lui reste-t-il d’autres pour maintenir une dominance de plus en plus contestée ? La guerre ?  Sauf coup de folie suicidaire sous forme d’Armageddon nucléaire, pas sûr que les États-Unis et ses tristes vassaux (France en premier chef) soient en mesure, ni en courage, de se lancer dans des opérations guerrière d’envergure. N’ont-ils pas perdu à peu près tous les conflits où ils s’étaient risqués : l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie…

Plus dure encore est la chute quand elle tourne à la bouffonnerie.

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Un "voyageur à domicile" en quête du monde d'après.