Résistance : fuir l’ouragan mais comment ?

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Comme le confirme cette lamentable présidentielle 2022, la démocratie n’est finalement qu’un pouvoir discrétionnaire attribuée à une médiocrité majoritaire qui va s’aggravant. Fuir cette dérive morbide, rejoindre la marge pour ne pas être emporté dans l’ouragan collectif dévastateur, est un réflexe vital, ai-je écrit dans mon précédent billet.

Fuir, mais comment ? L’important dans une fuite n’est pas ce que nous fuyons (Le Pen, Macron, on saura dimanche soir), mais vers quoi nous décidons de fuir.

Le pas de côté

Fuir, ce n’est pas courir à l’autre bout du monde, mais faire un petit pas de côté, en restant obstinément accroché à notre territoire de vie, en fixant nos propres règles de vie (pour moi, les 40 articles de la déclaration universelle des droits de l’homme), en résistant aux agressions extérieures (les vaccinodromes, les pass autoritaires, les ordres absurdes de confinement…), en nous autonomisant au maximum (relocalisation de nos centres d’intérêt et d’approvisionnement, constitution de réseaux d’entraide…).

La vie frugale

La fuite suppose l’acceptation d’une vie beaucoup plus frugale, modeste. De toute façon, que nous le voulions ou non, nous allons y être contraints par les ravages des forces du mal (Macron ? Le Pen ?), par les conséquences du dérèglement climatique, par les bouleversements géopolitiques guère en faveur du bloc occidental (cf. la guerre d’Ukraine, d’ores et déjà perdue par l’OTAN).

« Tout le monde va devoir se contenter de moins, et vous n’aurez plus jamais ce à quoi vous renoncez maintenant » (Dennis Meadows, auteur du rapport Meadows annonçant dès 1972 la fin inéluctable d’un monde basé sur la croissance, interviewé en mars dernier par Reporterre)

« Résister, c’est désobéir et saboter »

N’empêche que les forces des ténèbres (Macron ? Le Pen ?) vont continuer à présider à notre destinée. Et que cette perspective est insupportable. Résister, mais comment ? Certainement pas par des pétitions stériles, par des manifestations revendicatives inutiles. On ne demande rien à des autorités que l’on ne reconnaît pas. Écoutons la définition radicale que donnait Lucie Aubrac de la résistance face à des collégiens médusés (propos rapportés par mon ami Rémy C.) :

« Résister, c’est désobéir et saboter. »

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.