Réfugiés indésirables : exterminez-moi tous ces négros !

Réfugiés indésirables : exterminez-moi tous ces négros !

Tuez les réfugiés ! Ça vient de suprémacistes américains ornementés de délicats drapeaux du vieux temps passé ? Tout faux ! C’est le résumé des décisions de l’Union européenne.

La Libye a décrété une zone d’exclusion maritime qui déborde trèèès largement ses eaux territoriales.

Les bateaux des organisations non gouvernementales, les uns après les autres, quittent les zones de sauvetage de Méditerranée. Les ONG ne font que se plier à la menace de canons libyens chatouilleux de la gâchette.

Il y a un plan Libye-Italie-Union européenne. La Libye se chargera maintenant des opérations de secours. L’Italie va fournir un bateau. Un bateau qui participe déjà aux secours sur place depuis belle lune. Un seul bateau, pas une flottille.

L’Italie va en outre fournir à la Libye le soutien logistique qu’elle fournissait aux bateaux des ONG. On savait quel bateau était sur zone, qui pouvait se dérouter, qui pouvait prendre en charge un esquif en détresse et qui rentrait au port, ponts bondés de naufragés sauvés.

Il s’agit, selon l’Union européenne, de ne plus voir arriver des négros en Europe. Il s’agit de les renvoyer en Libye, charmante contrée où misère, torture, viol et esclavage sont le lot commun.

Dans le nouveau « plan », hormis le bateau italien, on ne sait pas quel bateau libyen participera aux opérations, on ne sait pas combien de bateaux participeront, on n’a pas le moindre petit détail pratique. Bref, les observateurs pensent que ce « plan », c’est de la pure communication avec du vent autour.

Ce n’est même plus de la non-assistance à personne en danger, bien pis, c’est de l’entrave au sauvetage.

Résumons. Les exilés ne reverront même pas l’esclavage mais vont nourrir les poissons. Ce « plan » européen-libyen, c’est l’annonce de la condamnation à mort de dizaines de milliers de personnes. Pourquoi des dizaines de milliers ? Parce que c’est le nombre de personnes qui étaient sauvées chaque année par les bateaux des ONG.

La Libye est un merdier indécrottable et on souhaite bien du plaisir aux ceusses qui prétendent remettre le bordel en état de marche.

Un général local apprenti-dictateur a fait un devis. Il veut vingt milliards d’euros – plus des bricoles en armes, bateaux et véhicules, faut pas se gêner – pour bouter le négro à la frontière sud de la Libye. Frontière qui se trouve au beau milieu du désert.

L’Union européenne n’a rien promis et rien signé. Elle va faire semblant de roupiller quand on va lui présenter une facture. Et, à ton avis, qui fera les frais de la mauvaise humeur du dictateur face au mauvais payeur ? Les négros, comme d’hab, bien sûr.

La perspective de camps en Libye, c’est tellement bath que même les ministres allemands renâclent, c’est dire ! Mais Macron trouve ça rien chouette. Et comme tout vaut mieux que de voir arriver des négros sur nos terres…

De bonnes âmes ont eu des vapeurs en voyant quelques drapeaux à croix gammée dans une bourgade américaine. Faut pas leur dire que les idées nazies sont au pouvoir en Europe. Mais, nuance, avec un joli drapeau bleu étoilé. Les historiens du futur auront du boulot pour trouver comment justifier cette nouvelle solution finale.

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Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.