Réfugiés : camps de concentration ou solution finale ?

Réfugiés : camps de concentration ou solution finale ?

239 migrants à bord du Lifeline dans les eaux internationales attendent un port sûr. Après les 630 rescapés de l’Aquarius l’histoire se répète.

« Cher Matteo Salvini, nous n’avons pas de viande à bord, seulement des humains. Nous vous invitons cordialement à vous convaincre que ce sont des êtres humains que nous avons sauvés de la noyade. Venez voir, vous êtes le bienvenu ! » C’est le message des sauveteurs du Lifeline au ministre italien de l’Intérieur.

Aucun gouvernement européen ne veut accueillir ces deux-cent-trente-neuf survivants. Il y a les refus (Malte, Italie, Allemagne et Pays-Bas) et les silences. Dont la France de Macron.

Il faut dire notre dégoût, notre écœurement, notre colère.

Camp de concentration

Mais que faire de tous ces indésirables ? Indésirables, c’est le mot historique par lequel on désignait en français les Républicains espagnols fuyant la dictature franquiste, les Juifs fuyant Hitler et ses collègues, les opposants fuyant Mussolini, les Tsiganes, les gens du voyage (cirques, commerçants forains), tous ceux qui n’étaient pas conformes au modèle républicain gaulois blond catholaïque.

Tous les gens qui fuient l’enfer, Macron propose de les interner dans des « centres fermés  ».  Comme celui de Rivesaltes qui a connu une activité ininterrompue de 1939 à… 2007. Après les Espagnols, les Tsiganes, les Juifs, les Harkis, un CRA, centre de rétention administrative pour les fuyards des dictatures exotiques et des contrées affamées. Quand un camp de concentration est ouvert, les gouvernements successifs ont du mal à perdre la main et utilisent “l’outil” à leur disposition.

Camp de concentration. Pourquoi ne pas employer ce mot ? Il convient parfaitement aux “centres fermés” que propose Macron. Le tri tel que le propose Macron, on l’a bien connu au camp des Alliers (Charente) comme au camp de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Aussi bien qu’à Drancy (Seine-Saint-Denis) qu’à Beaune-la-Rolande (Loiret).

En regardant cette vidéo je suis resté songeur. L’une des personnes interrogées, un ancien assigné au camp de Rivesaltes, est en effet un… petit-fils de Harki ! Assigné à Rivesaltes en raison du passé de son grand-père !

Les ordures qui nous gouvernent

Une Espagnole témoigne qu’en 1939 il y avait près d’elle une femme avec son bébé dans le camp d’indésirables sur la plage. Le bébé pleurait tout le temps de faim et de froid. La jeune mère recouvrait son bébé de sable jusqu’à la tête pour qu’il ait moins froid. Et puis le bébé est mort. Et notre témoin, enceinte jusqu’aux yeux, de dire qu’elle était terrorisée à la perspective d’accoucher sur la plage.

Nous sommes gouvernés par des ordures qui génèrent des abcès à Calais et à Vintimille, qui volent les chaussures de migrants, qui gazent des exilés, qui détruisent des tentes et des couvertures, qui pourchassent des pauvres diables sur les trottoirs parisiens, qui mettent des enfants en centre de rétention administrative, qui mettent des enfants à la rue ou dans des hôtels sordides, qui refusent d’accueillir l’Aquarius qui passe à quatre nautiques (7 km) des côtes françaises, qui restent silencieux quand le Lifeline recherche un port sûr, qui proposent d’ouvrir des camps de concentration.

Tuez-les tous !

Mais que faire des indésirables ? Que Salvini ait le courage de sa pensée et de sa nostalgie du fascisme. Que Macron et Collomb, son âme damnée, aient le courage de leur pensée et de leur nostalgie du nazisme. Une torpille pour couler tous les Aquarius et Lifeline comme on coule un Rainbow Warrior.

Une balle dans la tête de tous les indésirables qui arrivent sur le sol français. Ce sera moins coûteux et les journalistes ou historiens du futur ne pourront ainsi jamais recueillir les témoignages des anciens colocataires du camp de concentration de Saint-Machin-la-Garrigue, ville jumelée avec Dachau.

Une balle dans la tête. Une solution finale au “problème de l’immigration”.


« Votre chair était tendre à leurs chiens policiers. » Jean Ferrat chante non pas 2018 mais “Nuit et Brouillard”.

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Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.