Rassemblement pour l’interdiction des pesticides

Rassemblement pour l’interdiction des pesticides

Vendredi 7 décembre à 18h30 devant TA mairie. Troisième rassemblement des coquelicots pour l’interdiction des pesticides.

Pour t’inciter à participer au mouvement des coquelicots, je te mets le témoignage de Pierre et Marguerite. Il est d’une fraîcheur qui va droit au cœur.

Il est d’une simplicité qui touche les militants les plus endurcis et les plus ronchons. « Il n’y a aucune argumentation à développer. Les gens sont informés de la nocivité des pesticides. » Il montre, comme le mouvement des Gilets jaunes, que la volonté, la réflexion et l’enthousiasme font des merveilles.

497 rassemblements en octobre, 647 rassemblements en novembre, 773 rassemblements déjà enregistrés pour le 7 décembre. La carte est éloquente ! Comme pour les Gilets jaunes, la presse aux ordres va sûrement nous raconter que le mouvement s’essouffle.  Comme d’hab.

Nous voulons l’interdiction des pesticides. Nous voulons des coquelicots. Rejoins-nous toi aussi.


Quand nous avons décidé de nous lancer, mon mari et moi, dans la bataille pour l’interdiction des pesticides, nous n’avions aucune expérience de ce genre d’action.

Cinq millions de signatures en France, c’est mille-quatre-cents à Sceaux, au prorata de la population. Nous avons commencé immédiatement la campagne de collecte de signatures, histoire de tâter le terrain.

C’est dans la rue piétonne que nous avons organisé le rassemblement du 5 octobre et non pas devant la mairie, plus excentrée. Nous avions invité le maire (qui a signé depuis) qui a envoyé son adjointe à la transition énergétique (qui a signé). On a tout de suite pris la mesure de la difficulté à faire s’engager les personnes présentes (pour la plupart des amis) dans une action concrète.

Nous avons donc décidé de nous lancer à deux, dans l’espoir qu’un potentiel succès aurait un effet d’entraînement. Nous avons donc réitéré dans la rue piétonne qui est fréquentée, le samedi et le dimanche qui ont suivi, à raison d’une à deux heures par jour et très vite, il est apparu que c’était assez facile. Si cela avait été très difficile, nous aurions sans doute arrêté.

Les gens sont informés de la nocivité des pesticides

80% environ des passants sont pour l’interdiction des pesticides. Parmi eux, plus de la moitié acceptent de signer. L’accueil est bon, nous sommes remerciés assez souvent pour nos efforts. Nous donnons une cocarde “coquelicot” à ceux qui le souhaitent, qu’on colle sur leurs vêtements. Ça a un double avantage. Quand les gens repassent, ça nous évite de les solliciter à nouveau (nous voyons tellement de gens), et ça incite les timides à signer. C’est un coquelicot en papier crépon avec le sigle au centre d’environ cinq cm de diamètre. Il y a un petit morceau de scotch double-face au dos. On en fait environ 150 à chaque fois. Ça prend environ une heure.

Avec le temps, l’interpellation des passants à tendance à se simplifier le « Êtes-vous pour l’interdiction des pesticides ? » se transforme de plus en plus fréquemment en « Êtes-vous contre les pesticides ? » qui se comprend plus rapidement. À l’une ou l’autre de ces questions, on nous répond souvent : « Comment peut-on être pour les pesticides ? » Beaucoup nous parle des enfants nés sans bras, d’autres des cas de cancer professionnel dans leur entourage. Il n’y a aucune argumentation à développer. Les gens sont informés de la nocivité des pesticides. Ce qu’il faut, c’est convaincre les sceptiques de l’intérêt de signer.

Autre question souvent posée: « Qu’allez-vous faire des signatures ? À quoi vont-elles servir ? » On explique que le but, c’est de faire pression sur les politiques.

Parallèlement au recueil de signatures dans la rue, nous avons déposé dans les magasins bio des affiches et des feuilles de signature. Le “rendement” est moins grand que dans la rue mais il ne faut rien négliger. Pendant la semaine, nous accrochons des panneaux et une feuille de signatures sur la clôture de notre jardin. Nous avons recueilli de cette façon une centaine de signatures.

Nous n’avons pas organisé de rassemblement en novembre car nous n’aurions pas eu, c’est sûr, plus de monde qu’en octobre. Plutôt que de donner à voir ce qui pourrait apparaître comme un relatif échec, nous préférons faire grossir le nombre de signatures qui nous donne de la force.

En résumé

Lancez-vous à deux ou trois sur un marché ou une place centrale, avec un objectif local, fonction de la population de votre ville. Dosez vos efforts. Deux jours par semaine pendant 1h30, c’est bien pour nous. Si c’est trop pour vous, trouvez deux autres personnes pour constituer une seconde équipe. Ne passez pas trop de temps sur la page Facebook que vous avez créée où on fait de l’entre-soi.

Au départ, lorsque l’on a jamais fait ça, il faut surmonter une réticence à aborder les gens. Les résultats que vous allez inévitablement obtenir vont avoir très vite un effet d’entraînement. Plus il y a de signataires, plus les gens signent. Soyez positifs. Oubliez les ronchons (inévitables). Ne gardez que les compliments !

=> Source : Nous voulons des coquelicots.

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Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.