Propagande : l’agression d’une journaliste russe vue par nos médias

Propagande : l’agression d’une journaliste russe vue par nos médias

Pour rire un peu, un cas hallucinant de propagande (de série Z) par les médias occidentaux à propos de l’agression d’une journaliste russe “d’opposition”.

Les faits

Tatiana Felguengaouer, animatrice et rédactrice en chef adjointe de la radio russe indépendante Écho de Moscou, a été poignardée lundi 23 octobre en pleine journée de travail par un inconnu. Aussitôt arrêté, l’assaillant, Boris Grits, 48 ans, un déséquilibré mental à la double nationalité russe et israélienne, a motivé son geste par « la persécution télépathique à caractère sexuelle » dont la journaliste l’aurait accablé, selon lui, depuis des années.

La version des médias occidentaux

  • France Inter, dans son édition de soirée de lundi, s’attarde longtemps sur le fait qu’Écho de Moscou est une radio d’opposition au régime Poutine, qualifiée par celui-ci de “voix de l’Amérique”, et rappelle en conclusion le nombre de journalistes russes morts sous Poutine.
  • Le Parisien : “Russie: agression au couteau contre une journaliste critique envers le Kremlin.”
  • Sud-Ouest : “Russie: une journaliste d’une radio critique du pouvoir poignardée.”
  • Le Soir (Belgique) : “Russie : un homme poignarde une journaliste d’une radio critique du pouvoir.”
  • The Telegraph (GB) : “Une journaliste critique du Kremlin poignardée dans le bureau d’une radio de Moscou”, avec la remarquable précision suivante : “Après que des propos hostiles à l’égard de la radio ont été diffusés par la télévision d’État.”

Et rien, absolument rien sur la personnalité troublée de l’agresseur, ni sur ses motifs déclarés, ni sur les conditions de l’attaque, ni sur l’état de santé de Tatiana Felguengaouer…

Finalement, dans ce dégueulis d’insinuations sournoises et d’amalgames bêtes comme les pieds de leurs tristes auteurs, une seule véritable information, sans doute bien involontaire : il existe des médias indépendants d’opposition autorisés en Russie !

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<p>Un “voyageur à domicile” en quête du monde d’après.</p>