Pression des Gilets jaunes : du gros mou au sommet de l’État

Pression des Gilets jaunes : du gros mou au sommet de l’État

J’y vais ou j’y vais pas ? Sous la pression des Gilets jaunes qui ne désarment pas, le pouvoir donne de sacrés signes de confusion.

Ça patauge grave à tous les étages :

  • Aller ou ne pas aller au G7 de Biarritz ? Au début, Macron y va. Puis n’y va plus. Puis, finalement non, il y va quand même.
  • Supprimer ou conserver les mesures annoncées en novembre ? Supprimées mardi matin, puis, non non, j’ai rien dit, on les garde (mardi dans la soirée).
  • “Augmentation” entourloupe du SMIC en janvier 2019 ? Non, en juin… euh non, en février…
  • Suppression de la hausse de la CSG en janvier… euh, non pas avant juin… et seulement pour ceux qui le demanderont.
  • Une prime de 300 euros pour calmer les policiers aux taquets depuis un mois face aux Gilets énervés. Ah, ça ne les calme pas ? Bon, ben on va leur payer leurs heures supplémentaires (274 millions d’euros !)…

Soyons honnête, les Gilets jaunes ne sont pas seuls à faire perdre les pédales au pouvoir macronien. Les contre-pressions des commanditaires financiers de cette fine équipe de pieds-nickelés [photo], les rodomontades de la Commission européenne vent debout contre tout risque de dérives budgétaires, la grogne menaçante de la soldatesque, y sont certainement aussi pour quelque chose.

N’empêche que le pouvoir, de plus en plus erratique, ne sait plus trop où il en est. Et quand ton adversaire vacille, qu’est-ce que tu fais ? Euh, je l’épargne ?… Je le laisse récupérer ?… Mais non, idiot, TU COGNES DU PLUS FORT QUE TU PEUX JUSQU’AU KO DÉFINITIF !!!

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.