Paradise papers : le relâchement légal des sphincters de l’immoralité

Paradise papers : le relâchement légal des sphincters de l’immoralité

Ça en devient presque drôle : les Paradise papers ou le relâchement sans complexe des sphincters de l’immoralité… légale !

La palme de la diarrhée décomplexée au sénateur Gérard Longuet qui vient de justifier l’évasion fiscale… par la propension de l’État à “gaspiller” les fonds publics qui lui sont confiés !

L’évasion fiscale n’est pas une perversion du système, elle est le système

Au moins, les choses ont le mérite d’être claires : comme le proclament sans honte les brouillés de l’intestin moral, la chiasse fiscale est parfaitement légale (même si on notera que les vécés fiscaux restent là aussi pudiquement fermés de l’intérieur, puisque paradis et officines “d’optimisation” sont jalousement tenus secrets… jusqu’à ce qu’on les découvre !).

La leçon puante des Paradise papers, comme de leurs prédécesseurs du Panama, c’est que l’évasion fiscale n’est pas une perversion du système, mais qu’elle fait partie intégrante de ce système. L’évasion fiscale découle directement du système. La corruption EST le système.

Lutter contre la corruption (légalisée par des salauds) est parfaitement inopérant. Ce n’est plus les corrompus (légaux) qu’il faut traquer, mais le système corrompu qu’il faut abattre complètement. On appelle ça une révolution.

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<p>Un “voyageur à domicile” en quête du monde d’après.</p>