Grand jeu (et Paradise papers) : l’euronouillerie dans toute sa splendeur

Grand jeu (et Paradise papers) : l’euronouillerie dans toute sa splendeur

Si la vassalité eurocratique n’existait pas, il faudrait l’inventer… Une info délicieusement navrante quoique hilarante a paru, soigneusement cachée par la presstituée.

Les Paradise Papers nous révèlent qu’une société américaine a acheté du gaz russe, l’a liquéfié puis l’a revendu bien plus cher à l’Union européenne, en le faisant peut-être passer pour du gaz de schiste américain ! Ô tempora ô mores.

Moscou vend de toute façon son or bleu et doit bien se marrer. L’empire US se moque éperdument de ses vassaux, les obligeant à torpiller leur relation énergétique avec la Russie tandis que ses compagnies font leurs petits profits avec ce même gaz russe. Quant à l’euronouillerie, heu… comment dit-on “dindon de la farce” à Bruxelles ?

=> Source : Le Grand jeu


Extrait de l’article du web magazine Oil Price :

Les Paradise papers révèlent la revente de GNL russe par les États-Unis à l’Europe

Une nouvelle fuite massive de données, qui fait les gros titres depuis plusieurs jours, révèle qu’une société détenue par des Américains achète du gaz russe et le revend en Europe à un prix bien plus élevé.

Selon un reportage du quotidien belge Le Soir, repris par d’autres médias comme The Guardian et Eurasia Review, Wilbur Ross [secrétaire du Commerce aux États-Unis, ndlr] détient une participation de 35% dans Navigator Holdings, une compagnie maritime enregistrée aux îles Marshall.

Selon les documents divulgués, quatre transporteurs de fret appartenant à Navigator Holdings ont été utilisés pour charger du gaz russe dans le port d’Ust Luga avant de se rendre au terminal GNL d’Anvers en Belgique.

Les documents montrent qu’une société américaine achète du gaz russe au géant pétrochimique Sibur, puis le revend – avec profit, bien sûr – à l’Union européenne qui fait pourtant tout ce qu’elle peut pour construire des terminaux méthaniers destinés à réduire sa dépendance au gaz russe.

Si le reportage du Soir est véridique, alors la situation ne manque pas d’ironie pour l’Europe : tout en essayant de réduire sa dépendance au gaz russe, elle l’augmente par pure inconscience en payant plus que si elle passait directement par Gazprom.”

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<p>L’observateur des soubresauts géopolitiques au Moyen-Orient</p>