Banques : le grand dépeçage commence avant la fin de la présidentielle

<< Deux mille salariés ont déjà manifesté leur envie de quitter l’entreprise ou d’être reclassés, alors que seuls 880 emplois vont être supprimés >> (Maryse Gauzet, déléguée nationale FO)

Non, vous n’êtes pas dans une vulgaire entreprise automobile en plein marasme économique, mais à la Société générale, un des trois fleurons du système bancaire français, en plein “plan de sauvetage de l’emploi” (PSE). Qu’est-ce que vous croyiez ? Que la présidentielle avait enrayé net la crise de la “Grande perdition” ?

La présidentielle est pliée, en route vers les législatives

La présidentielle est pliée. Quelle que soit l’issue du scrutin au soir du 6 mai, le vainqueur est tout désigné : le camp retranché de la mafia financière aura carte blanche pour imposer ses diktats au pays. Une seule possibilité pacifique d’échapper à cette malédiction : un sursaut citoyen lors des législatives à suivre.

Second tour : une déconfiture morale et politique

Après tout, mieux vaut peut-être en rire. Ce second tour de la présidentielle version 2012 tourne à la mauvaise farce. Passée la révélation cruelle du premier tour et la “victoire” du Front national de Le Pen fille, voici que la campagne s’enfonce dans la déconfiture morale et politique.

L’erreur de Jean-Luc Mélenchon

De l’avis quasi général, Jean-Luc Mélenchon a fait la meilleure campagne de ce premier tour. De tous les candidats, il présentait le seul programme structuré qui vaille. Pourtant, même s’il est moins décevant que le prétendent certains, le résultat n’est pas à la hauteur des espérances de l’intéressé.

Édito présidentielle : échapper au désastre collectif

Je me suis trompé. Je pensais que la démocratie était malade. L’abus de sondages, l’esprit de clan du microcosme, la connivence médiatique, la mainmise de l’argent… Mais non, la démocratie est bien le bilan clinique fidèle de l’état moral d’une société. Le diagnostic est implacable : ce n’est pas la démocratie qui est malade, mais nous. À en crever.

Hollande, la finance et l’angoisse finale du banquier

Regardez, écoutez bien ce qui va se dire dans la vidéo qui suit. Il s’agit de l’interview d’un banquier, Nicolas Doisy, “chief economist” de Cheuvreux, filiale du Crédit Agricole, interrogé par François Ruffin pour l’émission de Daniel Mermet, “Là-bas si j’y suis” (France Inter). Écoutez bien jusqu’au bout de la phrase finale, déterminante.

Quand l’Argentine Cristina Kirchner fait du Mélenchon

Cinglante décision prise par la présidente argentine, Cristina Kirchner. Ni une, ni deux, elle vient d’exproprier 51% de la compagnie pétrolière pétrolière YPF, contrôlée par le groupe espagnol Repsol. Et s’apprête à nationaliser la filiale en question. Motif : production insuffisante sur le sol argentin.

La véritable comptabilité des manifestations de candidats

Oulala ! Oh que ça commence à gonfler cette manie de brailler des chiffres à l’emporte-pièce concernant la fréquentation des dernières manifestations de candidature de nos politiques. Et que nous étions 100 000, et que nous étions 140 000, et que les autres n’étaient que 20 petits mille… On va régler les choses avec une méthode scien-ti-fique, foi de Yéti !

Le candidat qui moucha grave le microcosme ébahi

Hé bé non, cher lecteur ! Contre toute attente, je ne vais pas te parler de Jean-Luc Mélenchon. Mais de Nicolas Dupont-Aignan, candidat qui fait rire le microcosme et quelques autres. Mais qui, le vendredi 13 avril 2012, ne fit pas rire du tout l’équipe du “Grand (c’est eux qui le disent) Journal” de Canal+.

Le 22 avril, j’irai voter l’esprit serein et le cœur léger

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Trente et un ans que ça ne m’était pas arrivé ! En avril/mai 1981 très exactement. Depuis, j’allais aux élections comme le veau à l’abattoir, mâchoires crispées, boule dans la gorge, m’épuisant à voter contre, à ferrailler rageur dans un pauvre vide démocratique. Cette fois, non, je vais à nouveau voter pour un programme.

Ce patron qui veut voter pour Jean-Luc Mélenchon

Incongru, cet appel publié dans Mediapart par un certain Yanch. Celui-ci dirige Spin SAS, une petite société de 8 personnes, gérant 3 magasins d’électroménager en Isère Nord. Le 22 avril, il votera pour Jean-Luc Mélenchon. Pour ce “petit patron”, pas l’ombre d’une hésitation, ce sera l’humain d’abord, toute !

Financement des programmes : l’un peut, l’autre non

Lorsqu’à bout d’arguments, la droite ne parvient pas à dénigrer un programme de gauche, elle pointe l’infranchissable barrière du financement. C’est le cas tant pour le programme de Jean-Luc Mélenchon que pour le projet de François Hollande. Sauf qu’en occurrence, l’un paraît en mesure de franchir l’obstacle et l’autre non.