Pour Caleb Irri, la solution de la crise est dans la sédition

Il y a de rares blogueurs que l’on suit avec un intérêt particulier, pour la justesse de leurs analyses et l’évidence des solutions proposées. C’est le cas de Caleb Irri et de ses “Pensées doubles”, un blog improbable, basique de chez basique, mais aux textes lumineux.

Conquête du soleil : l’Allemagne loin devant

L’Allemagne fait une nouvelle fois la nique à ses voisins. Non, il ne s’agit pas de balance commerciale (ce fielleux outil de mesure de la colonisation d’un pays sur les autres), ni de l’état de ses banques (pas plus folichonnes que les nôtres), ni de ses avancées sociales (carrément pires que chez nous)… Mais de la conquête du soleil !

Christine Lagarde : quatorze imbécilités d’une VIP confite

Avant sa comparaison grossière entre Grecs et << enfants démunis d’Afrique >>, Mme Christine Lagarde, ex-ministre de l’Économie, présentement directrice du FMI, non-imposable malgré 380 939 euros de revenus annuels, qui intime aux autres de payer les leurs, nous aura infligé 14 monumentales imbécilités qui en disent long sur les compétences de son clan de malfaisants, réunis généralement en G8 ou G20.

Hollande en Afghanistan : la fausse sortie

Décidément, il les multiplie ! Voilà notre nouveau président débarquant vendredi à Kaboul, impromptu. La première question qui vient à l’esprit est le pourquoi d’un tel voyage. Ce qu’il y annonça n’aurait-il pas tenu dans une intervention toute banale sur un plateau télé bien de chez nous, bien au chaud ?

Quand François Leclerc chronique la “Grande perdition”

Grande-perdition-Francois-Leclerc.jpg“Chroniques de la Grande perdition”. Eh non, elle n’est pas de moi, celle-là ! Il s’agit du titre du dernier ouvrage de François Leclerc (éditions Osez la république sociale !, 168 pages, 8,50 €). Vingt-neuf chroniques allant du 20 septembre 2011 au 28 mars 2012, initialement publiées chez Paul Jorion (qui préface).

Le lecteur familier de mes propres chroniques trouvera dans le titre de François Leclerc quelques similitudes avec les propos que j’y tiens habituellement. L’appellation “Grande perdition” pour qualifier la crise actuelle, par exemple.

Pour Alain Badiou, la démocratie est réactionnaire

COUV-CIRCONSTANCES7.jpgUn court ouvrage en forme de règlement de compte : “Sarkozy : pire que prévu/Les autres : prévoir le pire” (éditions Lignes, 96 pages, 9,50 €). Victime : la démocratie, cet acte d’allégeance quasi religieuse au pouvoir en place, à l’ordre déjà établi, dont le vote est le cérémonial.

<< Élections, pièges à cons >> ? Sans doute pas. Il eut fallu pour cela des “cons” qui se fassent “piéger”. Mais les fidèles consentants que sont les électeurs ne sont ni cons, ni ignorants. Ils sont consentants. Par souci de confort et de sécurité personnels. Et en toute connaissance de cause quoi qu’ils s’en défendent… après !

Réflexions du voyageur parmi les ruines

Allez, profitons du pont de l’Ascension pour nous hisser vers les hauteurs philosophiques. Il y eut cette remarque d’une certaine Licia, voyageuse de rencontre :

<< Nous ferez-vous un jour un post sympa, positif, plein de rêves, d’espoirs ? Vos écritures sont pessimistes, elles donnent souvent le coté noir de vos sujets. Il y a dans toute analyse, un coté négatif et un coté positif, vous choisissez souvent la première option. >>

Grèce : en route pour de nouvelles aventures démocratiques

Note du Yéti : version de mon billet précédent publiée par Rue89 le 16 mai… donc texte profondément modifié par mes soins pour tenir compte de l’actualité galopante.

Raté ! Le président grec Papoulias aura tout tenté pour éviter un retour aux urnes dans son pays. Faute d’accord pour une coalition de partis politiques, faute d’avoir mis sur pied ce << gouvernement de technocrates >> qu’il appelait de ses vœux, le voilà contraint d’annoncer un nouveau tour d’élections pour la mi-juin, comme l’y engage sa propre Constitution.

Grèce : la démocratie à quitte ou double

Donc, nous en sommes-là : faute d’accord pour une coalition de partis politiques, le président grec Papoulias envisage désormais << un gouvernement de technocrates >>. Le choix est clair : ou de nouvelles élections (démocratiques), ce que prévoit la constitution grecque, ou un gouvernement de technocrates mercenaires à la solde de l’Union européenne (UE), ce que personne n’aurait oser prévoir.

L’Islande, laboratoire subversif pour l’Europe en crise

Qui sait ce qui se passe vraiment en Islande ? Sinon que la population y a vaguement envoyé bouler ses créanciers par référendum. Et qu’un de ses volcans est venu faire tousser nos aéroplanes. À part ça, rien ou pas grand-chose. Chape de plomb des médias microcosmiques sur ce genre de cousin honteux dont les familles rangées préfèrent en général taire l’existence.

Le lent glissement des plaques géopolitiques mondiales

Bon, c’est pas tout ça, les petites salades électorales franco-françaises, l’insurrection civique grecque ! Nous vivons tous sur une planète et celle-ci est présentement affectée par un lent mais vaste glissement de ses plaques géopolitiques. Au point, comme le précise l’historien Paul Kennedy, cité par El Correo latino-américain, de nous faire changer d’ère.

Grèce : l’insurrection civique a commencé en Europe

<< L’insurrection civique a commencé en Europe >> (Jean-Luc Mélenchon)

L’évènement qui a marqué le week-end dernier n’est pas le second tour, mollement répétitif et mornement utilitaire, de la présidentielle française. Il est le fait des électeurs grecs lors des législatives organisées dans leur pays.