« Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn »

Billy_Lynn.jpgLe soldat Billy Lynn, dix-neuf ans, étourdit son bourdon dans la fumette et l’alcool. La << Tournée de la victoire >> organisée  au pays natal pour ranimer la flamme patriotique, ce projet de film hollywoodien où son personnage doit être interprété… par une actrice, tout ça commence à lui courir sérieusement le chou.

Sa préoccupation à lui est plus prosaïque : va-t-il oui ou non, au bout du compte, être renvoyé dans le merdier irakien ? Voilà résumé à grands traits le sujet du dernier roman de Ben Fountain,  << Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn >> (Albin Michel, 22 euros).

Budget européen : Hollande cause, Cameron et Merkel imposent

Quand aujourd’hui un accord budgétaire est adopté, tu peux être sûr qu’il va flinguer sec. Celui qui vient d’intervenir ce 8 février sur le budget 2014-2020 de l’Union européenne est du genre flagellant vachard. À la baguette, l’anglais Cameron et l’allemande Merkel. Sous la baguette, les fesses bien françaises du supplicié Hollande.

Bonne nouvelle, les banques européennes replongent

La grande guerre, menée désormais aux quatre coins de la planète pour la maîtrise des ressources naturelles et la conquête de positions géostratégiques considérées comme cruciales, ne saurait faire oublier que la crise de la “Grande perdition” continue aussi ses ravages. En première ligne à nouveau, comme en 2008, les banques.

Guerre et uranium : une intervention militaire française au Niger

La guerre du désert sahélien vient de connaître un nouvel épisode. Le président nigérien Mahamadou Issoufou confirme que des forces spéciales françaises évoluent désormais dans son pays pour sécuriser les bassins miniers d’uranium exploités par la multinationale française Areva.

Guerres : l’ONU paralysée, prélude au désastre

C’est l’argument qui tue, lâché à l’envie dès lors qu’on ose remettre en cause une intervention guerrière comme celle de la France au Mali :

<< Cet article oublie simplement et complètement les mains coupées, les voiles, le dévoiement de la religion, les trafics et le banditisme amenés à la force des fusils et des pick-ups… >> (A. Schweizer, riverain de Rue89)

Guerres : doit-on toujours souhaiter la victoire de son pays ?

Not-in-my-name.jpgChaque nouvelle épopée guerrière menée au nom de son pays pose la délicate question de conscience du soutien patriotique réclamé à chaque citoyen. En Afghanistan, en Libye, dans le Sahel africain aujourd’hui, les citoyens sont-ils tenus de faire taire tout esprit critique et d’appeler sans nuance à la victoire en chantant ?

Guerre du Mali : les choses se compliquent

Finie la promenade de santé qui conduisit notre glorieuse armée française jusqu’à Gao et Tombouctou (objectifs d’ailleurs non prévus au programme d’intervention initial). Il n’y avait guère qu’un Elkabach, journaliste très approximatif, pour prétendre le contraire sur Europe 1 face à Jean-Luc Mélenchon.

Face à la crise : le libraire qui voudrait tenir « au moins deux ans »

Il s’appelle… Il s’appelle… Appelons-le Victor H. Il est gérant d’une grande librairie d’une des cinq grandes chaînes qui font à elles seules environ 40 % du chiffre d’affaire de la profession : Chapitre, Espaces culturels Leclerc, Fnac livres, Joseph-Gibert, Virgin Megastore. Vous comprendrez, à ce qu’il va nous dire, qu’il ne révèle ni son véritable nom, ni celui de sa centrale.

La confusion des esprits, nouvelle (et dernière) étape de la “Grande perdition”

Bon, nous y voilà, la crise de la “Grande perdition” atteint enfin son ultime étape : la confusion des esprits. Avec ses multiples déclinaisons : la régression épidermique, les réactions de défense incontrôlées, les explosions de haine et d’agressivité, la stupeur, les fuites en avant meurtrières… Les défaites ont des relents mauvais.

Les procès en sorcellerie, signe d’une société régressive

Mon dernier billet sur une conférence de Michel Collon m’a valu sur les réseaux sociaux une volée de bois vert de la part de ceux qui condamnent la proximité (supposée) du chroniqueur belge avec des personnalités comme Dieudonné, Meyssan, Soral. Rue89 s’est même fendue d’une “note de rédac” avertissant du côté controversé du personnage.

Les cinq principes de la propagande de guerre, selon Michel Collon

Michel Collon, vous connaissez ? Belge, écrivain et journaliste indépendant, il livre sur son site Investig’Action des analyses au scalpel du monde dans lequel nous vivons. Sa dernière contribution m’a valu moult recommandations. Michel Collon y invite à détecter les “médiamensonges” sur la guerre que mène la France au Mali.

Guerre au Mali : la voix discordante de Jean-Luc Mélenchon

Photo Thomas Samson/AFP

Comme Eva Joly et Dominique de Villepin, Jean-Luc Mélenchon apporte à propos des évènements du Mali une voix qui tranche avec le consensus national, vanté pourtant sans distinction en une de tous les médias. Selon le leader du Front de gauche, l’intervention de l’armée française au Mali est tout simplement << discutable >>.

Guerre du désert : François Hollande, un Président ébranlé

Il aura fallu moins d’une semaine, entre l’intervention des troupes françaises au Mali et la tragédie d’In Amenas, pour que la guerre du désert dérape. Du prêche clinique sur les raisons d’une frappe chirurgicale, on passe brutalement à la confusion et à la consternation.

Robert Fisk et la guerre du désert : « Ne vous attendez pas à un happy end »

La guerre déclenchée au Mali, ce n’est pas dans le seul Mali que Robert Fisk, envoyé spécial pluri-décennal du quotidien anglais The Independent dans ces régions, en voit le dénouement. Mais plus probablement dans << le vaste, l’incontrôlable désert >>. Algérien, notamment.

Noam Chomsky : « Il n’y a pas de guerre contre le terrorisme »

Excellente initiative d’Olivier Berruyer qui reprend sur son site une interview de Noam Chomsky sur les pseudo-guerres contre le terrorisme. << Il n’y a pas de guerre contre le terrorisme >>, déclare Chomsky, mais bien plus sûrement prise de contrôle irresponsable de ressources énergétiques ou de positions géopolitiques.

“Grande perdition” : la guerre, donc…

edwy_tweet.jpgAinsi s’exprime Edwy Plenel, directeur de Mediapart, dans un tweet au ton amer. Oui, la guerre est souvent la porte de sortie des pouvoirs quels qu’ils soient lorsqu’ils font face à des situations inextricables de crise. Notre nouveau pouvoir socialiste ne déroge pas à cette triste règle en ordonnant une intervention militaire au Mali.

Et si nous, citoyens, régulions nous-mêmes nos banques ?

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Puisque les pouvoirs publics ne s’y décident pas et n’ont manifestement pas envie de le faire, puisque le ministre sous influence Moscovici a cru bon de ne convenir que d’une régulation d’opérette, pourquoi les citoyens ne se chargeraient-ils pas eux-mêmes de réguler ces fichues banques ?