La présidence d’Obama, un soufflé vite retombé

Obama mange une frite dans un fast-food de Miami, Floride, en septembre 2012 (AFP)

Comme son ex-compère Sarkozy, ce n’est certainement pas sur son bilan que Barack Obama risque d’être réélu. Pourtant ce qu’il promettait, le bougre ! Ce qu’il avait promis ! Et le fol espoir qu’il avait suscité. Au bout du compte, rien ou quasi rien. Un soufflé aussi vite retombé.

Le dangereux terroriste islamiste salafiste radical s’appelait… Jérémie

Samedi 6 octobre, alors que l’opération de police battait son plein, suivie en quasi directe par les médias comme de bien entendu, France Info annonça une action contre des << salafistes >>. Il fut aussi révélé que le chef présumé du dangereux << réseau >> de << terroristes >> << islamistes >> << radicaux >>, se prénommait… Jérémie !

“Boss” ou l’implacable point de non-retour du pouvoir

Boss.jpgQue se passe-t-il encore au cinéma ? En fait pas grand chose. Des déclinaisons des grandes œuvres passées. Quelques lueurs passagères. Avec plus ou moins de bonheur. Par contre, en attendant une renaissance de l’art cinématographique à travers la révolution numérique, reste les séries TV. Ma fille vient de m’en faire découvrir une nouvelle à couper le souffle : “Boss”.

Sont incroyables ces Américains, il faut reconnaître. Des prodiges pour ce qui est de l’invention. Et surtout une manière d’ausculter leur propre corps social au scalpel. Et sans ménagement. “The Wire”, “The Sopranos”… et aujourd’hui “Boss”.

La grave montée des incivilités dynamite la cohésion sociale

Avec la crise, les incivilités se multiplient dans notre beau pays de France :

« La Grande fraude » selon le commissaire divisionnaire Gayraud

La_Grande_fraude.jpgFumasse, le commissaire divisionnaire Jean-François Gayraud. Au point de le faire savoir par voie éditoriale à travers un rapport de police circonstancié : “La Grande fraude” (Odile Jacob, 262 p., 22,90 €). Comprenez, une entourloupe de cet acabit, ça ne pouvait par dormir sur l’étagère poussiéreuse d’une armoire de commissariat.

Au fait, de quelle entourloupe s’agit-il ? Facile, c’est écrit dans le sous-titre du bouquin :

<< Crime, subprimes et crises financières >>

Le 30 septembre, j’irai manifester (mais je me fiche du TSCG)

Paraît que ça ne se présente pas trop mal, cette manifestation du 30 septembre à Paris contre le Traité européen de stabilité (TSCG) que nos chers élus de gauche molle cherchent à nous faire avaler, avec l’aide de la droite. Je vais secouer ma carcasse et m’y rendre. Même si l’adoption ou non de ce TSCG, dans le contexte de dissolution actuelle, m’indiffère un peu, avouons-le.

Pour le port libre de tout signe distinctif quel qu’il soit

Et si, au nom de la liberté d’expression, on autorisait au contraire le port de tout signe distinctif de son choix : kippa, voile, croix, boubous africains bariolés, liquettes Zara ou H&M, et même, tiens, ces mochasses costumes-cravates par lesquels les hommes d’affaires et ceux qui aspirent à l’être aiment se distinguer ?

Louise Erdrich ou l’Amérique qu’on aime infiniment

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<< Quoi, tu n’as pas encore lu Louise Erdrich ? >>

C’est sous la forte pression de la gent féminine de mon entourage que je découvre sur le tard les œuvres de l’américaine Louise Erdrich. Chance, celle-ci était une des invités de Francis Geffard au festival America qui se tenait ce week-end à Vincennes.

Petites recettes pour la liberté d’expression à n’importe quelle sauce

Ce qu’on peut nous seriner sur cette “liberté d’expression” qui serait menacée, interdite un seul jour (de fête de l’Huma, par exemple) à des VIP omniprésents le reste du temps sur les médias du microcosme. Sur le droit sacré à la moquerie, à l’ironie, au blasphème même ! Oui, oui, vous avez raison, vive la liberté d’expression inviolable et sacrée à toutes les sauces.

Montée des périls : des esprits mûrs pour la grande déflagration

Les choses se sont brutalement accélérées. Parties de petits riens, éternelles étincelles stupides qui mettent le feu aux poudres. Ici, un film tocard contre l’islam, des émeutes incendiaires, des réactions disproportionnées ; là, une dispute de deux mastodontes asiatiques pour des îles dérisoires… Et un terreau désormais propice : des esprits bien mûrs pour la grande déflagration.

Grandeur et limites des manifestations anti-austérité

Les manifestations contre les plans d’austérité se sont encore multipliées, ces derniers jours, aux quatre coins de l’Europe : à Lisbonne (Portugal), Madrid (Espagne), Salonique (Grèce)… Problème : ces rituels mouvements de protestation, pour compréhensibles et justifiés qu’ils soient, ne débouchent guère sur grand chose.

“L’Innocence des musulmans” et les émeutes : mèche courte

<< Mèche courte >>, ricanait James Coburn dans le film de Sergio Leone, “Il était une fois la révolution”, à propos d’un bâton de dynamite venant de pulvériser celui qui l’avait allumé. Les bricoleurs de “L’Innocence des musulmans” n’avaient sans doute pas la prétention de rivaliser avec Leone. Mais le fait est que la situation explosive qu’ils ont créée pète à la figure de tout le monde.

Un film catastrophe de la BCE et de la Fed : “Finance odyssée, au-delà des limites”

La finance internationale, par les décisions récentes de deux de ses principales banques centrales — la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed) — vient de basculer au-delà des limites du possible, dans l’abîme de terres inconnues, avec tous les dangers qu’une telle aventure insensée représente.

Un hic dans le feu vert de la Cour constitutionnelle allemande

La très redoutée Cour constitutionnelle allemande vient de donner son accord à la création du fonds de secours européen (MES). Aussitôt les médias du microcosme et les marchés ont exprimé joie et soulagement. Problème, il y a un hic sévère dans cet accord.

Ceci n’est pas une crise de l’immobilier

Morne ankylose sur le marché de l’immobilier depuis le début de l’année. Les panneaux “à vendre” fleurissent et subissent les outrages du temps qui passe. Et les herbes folles vont bientôt remplir les jardinets des pavillons en souffrance d’acheteurs. Je ne souhaite à personne d’avoir un appart’ ou une maison à vendre en ce moment. Rigolez pas, c’est mon cas !

Hollande sur TF1 : pas si sympathique, pas si patelin

Je ne regarde jamais les interventions télévisées des responsables politiques, fussent-ils président de la République. Je me contente du “verbatim” de leurs interventions, loin des mises en scène calculées, des cadrages-débordements lourds de significations tordues et des afféteries anesthésiantes de la société du spectacle. Les mots, rien que les mots.

Monétiser l’économie réelle, pas les créanciers

Il n’ont plus que ce mot à la bouche ! “Monétiser” ! Mario Draghi, président de la BCE veut monétiser << sans limites >> la dette des pays membres de l’UE. Son confrère de la Fed, Ben Bernanke, est pressé de monétiser son royaume déchu avec un troisième “quantitive easing”. Comme si les deux premiers avaient servi à quelque chose !

Traité européen : et si la solution venait d’Allemagne ?

Pas la peine de réclamer un référendum sur le Traité européen de stabilité financière (TSCG) comme s’y escrime le Front de gauche. Nous ne l’aurons pas. Depuis les débuts de la Ve République, les pouvoirs s’assoient régulièrement sur les résultats des rares référendums organisés, surtout quand ils ne leur conviennent pas.