Cinq conditions pour voter à la présidentielle de 2012

Chers candidats, je vois que déjà vous vous bousculez pour rallier à vous les électeurs en 2012, que le grand train de la campagne de la future présidentielle se met en branle. Mais ce qui lui manque encore, à votre train, ce sont les wagons de vos programmes, de vos propositions claires, argumentées, réfléchies et structurées.

En attendant que vous vous décidiez enfin à nous les mettre sur les rails, permettez au modeste citoyen que je suis de vous soumettre cinq conditions qui détermineront ma décision de me rendre ou non aux urnes le jour électoral venu.

L’hommage du ministre Fillon à son voyagiste déchu

The Grotesque Singers - James Ensor « Je tiens à rendre hommage à cette décision courageuse de quitter le pouvoir »

Cet hommage appuyé est celui adressé par le premier ministre français François Fillon, à l’ex-président Moubarak, régulièrement élu par 90% des 10% de ce qui restait d’électeurs dans son pays. Tout fraîchement viré par les 90% d’abstentionnistes.

Selon Charles Sannat, vous allez adorer le film « La Crise II »

Combien de conversations entre amis, au cours de repas copieux et joyeusement arrosés, sans que celles-ci ne finissent par tourner autour de la Grande Crise, de ses effets désastreux sur nos vies présentes, des menaces qu’elles font peser sur notre avenir ? Celle-là ne dérogea pas à la règle…

La Voie lumineuse mais incertaine d’Edgar Morin

La Voie, Edgar MorinSoyons clair : s’il y a un ouvrage que tous nos aspirants candidats à la prochaine présidentielle devaient apprendre par cœur, c’est bien le dernier opus d’Edgar Morin, la Voie (« pour l’avenir de l’humanité » – éditions Fayard, 19 €).

Déjà, ça leur ferait gagner un temps dingue pour ficeler ces programmes qu’ils semblent avoir un mal de chien à boucler.

Réseaux, idées et insurrections (réponse à Paul Jorion)

((/public/.Paul_Jorion_m.jpg|Paul Jorion|L|Paul Jorion))Cher Paul Jorion, je vous ai trouvé bien pessimiste et sombre dans votre dernier [Temps qu’il fait|http://www.pauljorion.com/blog/?p=21009] du vendredi 4 février. Vous y évoquez la limite des réseaux sociaux et les incertitudes des insurrections tunisiennes et égyptiennes.

Chronique de la révolution égyptienne par un “voyageur à domicile”

Le propre du “voyageur à domicile” n’est pas de décrire des évènements lointains en s’y immergeant ou en s’y impliquant. Mais d’en faire la chronique de son point de vue à lui. C’est-à-dire de son trottoir ou de son comptoir. Avec ses compagnons de chemin ou d’apéro. À cet égard, les réactions à la révolution égyptienne (après la tunisienne) sont éclairantes.

Candidature Mélenchon : tirs nourris du service d’ordre médiatique

Couverture de Libération, 26 janvierÀ la veille de consacrer sa une et ses pages “Évènement” à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour les présidentielles 2012, la rédaction du quotidien Libération publiait sur son site une drôle de vidéo pour justifier son “audace”.

L’écoute de la bande-son ne laissait pourtant pas planer le doute très longtemps sur les intentions véritables du quotidien fondé jadis par ce gauchiste de Jean-Paul Sartre, aujourd’hui aux mains d’Édouard de Rotschild. Le titre de une du lendemain confirmait l’appréhension :

« Mélenchon, l’homme qui veut faire perdre DSK »

À propos d’une pub très controversée sur Rue89

Vendredi 21 janvier, je dois dire que mon sang n’a fait qu’un tour lorsque j’ai ouvert la page d’accueil de Rue89. Tout le haut de mon écran bouffé par une pub Areva démesurée ! Le bandeau-titre de la Rue ployant sous l’outrage. Et aucun titre rédactionnel de une visible sur cet écran.

Plantu, Attali, affaire Ben Ali : le microcosme pète les plombs

Houlala, voilà notre microcosme transi au bord de la crise de nerfs ! Décidément la Grande Crise ne profite guère aux huileux du cénacle. Ceux-là pètent carrément les plombs en ce moment.

À l’exemple d’un Plantu amalgamant Mélenchon et la fille Le Pen, d’un Attali offusqué du dézinguage de Sarkozy par Emmanuel Todd sur France 3, ou par les retournements de vestes pitoyables du sérail dans l’affaire Ben Ali.

Tunisie : une évolution historique naturelle selon Emmanuel Todd

RV des civilisations Très intéressante analyse  de la révolution tunisienne par Emmanuel Todd (Libération du 17 janvier). Pour Todd, celle-ci tient à une évolution historique naturelle induite par un phénomène rapide de modernisation éducative et démographique.

« Une évolution déterminante, car l’histoire montre la concomitance de trois phénomènes : alphabétisation, baisse de la fécondité et révolution. »

Tunisie : la première révolution populaire de l’ère numérique

Le peuple tunisien vient de franchir le premier stade de sa révolution : le renvoi d’un pouvoir honni. En attendant le second stade, celui de la reconstruction, une première conclusion s’impose : la Tunisie est en train de mener la première révolution populaire de l’ère numérique.

Otages, terrorisme : “l’intérêt national supérieur” a bon dos

Ça n’a pas manqué ! Depuis l’affaire des deux otages de Niamey et de l’attaque visant soi-disant à les libérer (en réalité, l’attaque les condamnait inéluctablement), nos autorités politiques, droite et gauche officielles confondues, nous servent à la louche la soupe sirupeuse de l’intérêt national supérieur menacé et de la patrie outragée.

« Absolument dé-bor-dée ! »… PAS FIER !

Note du Yéti : je viens d’apprendre que Zoé Shepard, alias Aurélie Boullet, auteure du best-seller Absolument dé-bor-dée ! dont j’avais fait ici un billet plutôt favorable, vient de bénéficier d’une indulgence assez trouble de la part de sa hiérarchie, et de réintégrer sans moufter le poste si décrié par elle-même dans son livre.

Otages : défaites occidentales, victoires “barbares”

Donc, résumons : deux Français sont enlevés dans un restaurant de Niamey le vendredi 7 janvier 2011 au soir. Le samedi, les kidnappeurs sont repérés à la frontière du Mali et attaqués par la garde nationale nigérienne, épaulée par des militaires français. Les otages sont définitivement “libérés” : ils sont morts.

Le « degré zéro de la régulation » selon l’analyste François Leclerc

À peine retombés les mirlitons du nouvel an, nous voici replongés dans la bouillasse de cette Grande Crise qui n’en finit pas. Oui, oui, je sais, vous en avez marre, vous commencez à décrocher, vous préférez vous étriper autour des frasques pré-présidentielles 2012 qui agitent le microcosme des inutiles. Mais tant pis pour vous, vous n’y couperez pas.