Quand François Leclerc chronique la “Grande perdition”

Grande-perdition-Francois-Leclerc.jpg“Chroniques de la Grande perdition”. Eh non, elle n’est pas de moi, celle-là ! Il s’agit du titre du dernier ouvrage de François Leclerc (éditions Osez la république sociale !, 168 pages, 8,50 €). Vingt-neuf chroniques allant du 20 septembre 2011 au 28 mars 2012, initialement publiées chez Paul Jorion (qui préface).

Le lecteur familier de mes propres chroniques trouvera dans le titre de François Leclerc quelques similitudes avec les propos que j’y tiens habituellement. L’appellation “Grande perdition” pour qualifier la crise actuelle, par exemple.

Pour Alain Badiou, la démocratie est réactionnaire

COUV-CIRCONSTANCES7.jpgUn court ouvrage en forme de règlement de compte : “Sarkozy : pire que prévu/Les autres : prévoir le pire” (éditions Lignes, 96 pages, 9,50 €). Victime : la démocratie, cet acte d’allégeance quasi religieuse au pouvoir en place, à l’ordre déjà établi, dont le vote est le cérémonial.

<< Élections, pièges à cons >> ? Sans doute pas. Il eut fallu pour cela des “cons” qui se fassent “piéger”. Mais les fidèles consentants que sont les électeurs ne sont ni cons, ni ignorants. Ils sont consentants. Par souci de confort et de sécurité personnels. Et en toute connaissance de cause quoi qu’ils s’en défendent… après !

Réflexions du voyageur parmi les ruines

Allez, profitons du pont de l’Ascension pour nous hisser vers les hauteurs philosophiques. Il y eut cette remarque d’une certaine Licia, voyageuse de rencontre :

<< Nous ferez-vous un jour un post sympa, positif, plein de rêves, d’espoirs ? Vos écritures sont pessimistes, elles donnent souvent le coté noir de vos sujets. Il y a dans toute analyse, un coté négatif et un coté positif, vous choisissez souvent la première option. >>

Grèce : en route pour de nouvelles aventures démocratiques

Note du Yéti : version de mon billet précédent publiée par Rue89 le 16 mai… donc texte profondément modifié par mes soins pour tenir compte de l’actualité galopante.

Raté ! Le président grec Papoulias aura tout tenté pour éviter un retour aux urnes dans son pays. Faute d’accord pour une coalition de partis politiques, faute d’avoir mis sur pied ce << gouvernement de technocrates >> qu’il appelait de ses vœux, le voilà contraint d’annoncer un nouveau tour d’élections pour la mi-juin, comme l’y engage sa propre Constitution.

Grèce : la démocratie à quitte ou double

Donc, nous en sommes-là : faute d’accord pour une coalition de partis politiques, le président grec Papoulias envisage désormais << un gouvernement de technocrates >>. Le choix est clair : ou de nouvelles élections (démocratiques), ce que prévoit la constitution grecque, ou un gouvernement de technocrates mercenaires à la solde de l’Union européenne (UE), ce que personne n’aurait oser prévoir.

L’Islande, laboratoire subversif pour l’Europe en crise

Qui sait ce qui se passe vraiment en Islande ? Sinon que la population y a vaguement envoyé bouler ses créanciers par référendum. Et qu’un de ses volcans est venu faire tousser nos aéroplanes. À part ça, rien ou pas grand-chose. Chape de plomb des médias microcosmiques sur ce genre de cousin honteux dont les familles rangées préfèrent en général taire l’existence.

Le lent glissement des plaques géopolitiques mondiales

Bon, c’est pas tout ça, les petites salades électorales franco-françaises, l’insurrection civique grecque ! Nous vivons tous sur une planète et celle-ci est présentement affectée par un lent mais vaste glissement de ses plaques géopolitiques. Au point, comme le précise l’historien Paul Kennedy, cité par El Correo latino-américain, de nous faire changer d’ère.

Grèce : l’insurrection civique a commencé en Europe

<< L’insurrection civique a commencé en Europe >> (Jean-Luc Mélenchon)

L’évènement qui a marqué le week-end dernier n’est pas le second tour, mollement répétitif et mornement utilitaire, de la présidentielle française. Il est le fait des électeurs grecs lors des législatives organisées dans leur pays.

Banques : le grand dépeçage commence avant la fin de la présidentielle

<< Deux mille salariés ont déjà manifesté leur envie de quitter l’entreprise ou d’être reclassés, alors que seuls 880 emplois vont être supprimés >> (Maryse Gauzet, déléguée nationale FO)

Non, vous n’êtes pas dans une vulgaire entreprise automobile en plein marasme économique, mais à la Société générale, un des trois fleurons du système bancaire français, en plein “plan de sauvetage de l’emploi” (PSE). Qu’est-ce que vous croyiez ? Que la présidentielle avait enrayé net la crise de la “Grande perdition” ?

La présidentielle est pliée, en route vers les législatives

La présidentielle est pliée. Quelle que soit l’issue du scrutin au soir du 6 mai, le vainqueur est tout désigné : le camp retranché de la mafia financière aura carte blanche pour imposer ses diktats au pays. Une seule possibilité pacifique d’échapper à cette malédiction : un sursaut citoyen lors des législatives à suivre.

Second tour : une déconfiture morale et politique

Après tout, mieux vaut peut-être en rire. Ce second tour de la présidentielle version 2012 tourne à la mauvaise farce. Passée la révélation cruelle du premier tour et la “victoire” du Front national de Le Pen fille, voici que la campagne s’enfonce dans la déconfiture morale et politique.

L’erreur de Jean-Luc Mélenchon

De l’avis quasi général, Jean-Luc Mélenchon a fait la meilleure campagne de ce premier tour. De tous les candidats, il présentait le seul programme structuré qui vaille. Pourtant, même s’il est moins décevant que le prétendent certains, le résultat n’est pas à la hauteur des espérances de l’intéressé.