G20, LE BAL DES FAUX-CULS

((/public/G20.jpg|G20 la “fête”|L|G20 la “fête”))”« Chiche »”, titrait Pascal Riché dans [l’édito|http://eco.rue89.com/2009/04/02/fmi-paradis-fiscaux-le-g20-veut-changer-le-monde-chiche] de Rue 89 sur les [déclarations d’intention du G20|http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04/02/g20-plus-de-1-000-milliards-de-dollars-pour-la-relance-et-l-aide-aux-institutions-financieres_1175971_1101386.html] à propos des paradis fiscaux, de la levée des secrets bancaires, et des « règlements » en tout genre, précédant (forcément) la capricieuse « reprise ». Bien sûr que non, ils ne seront pas « chiches » !

Le programme du Yéti : 3. Les services publics ressuscités

Qu’est-ce qu’ils ne nous ont pas seriné ! Avec la privatisation et la mise en compétition des services publics, on allait voir ce qu’on allait voir ! Une efficacité boostée à mort, des prix serrés au collet, une “offre” à ne plus savoir où donner de la tête. Et de nous chanter les “modèles qui marchent”, américains, anglais. On voit aujourd’hui le résultat : douloureux ! Ces gougnafiers nous ont tout détricoté ! Une Éducation nationale sonnée, un secteur de la santé et de la protection sociale en charpie, des trains dont la seule régularité est d’être en retard, une infrastructure de transports frappée de sénescence, un secteur des communications ubuesque…

Le programme du Yéti : 2. La moralisation du système financier

Ils n’ont plus que ça à la bouche : “moraliser” le système financier. Les mots après les maux. Qu’ont-ils réellement fait depuis que cette crise a éclaté, en janvier 2008 ? Rien. Des mots. Quelques vagues déclarations d’intention médiatiques, faussement indignées, pour faire bonne mesure et illusion, lors des moments les plus chauds. Mais sinon, rien. Il est grand temps de nettoyer ces écuries d’Augias.

Le programme du Yéti : 1. Le partage des revenus et des profits

Rien n’y fait ! Face à une situation de plus en plus catastrophique, les tenants du système néolibéral continuent de ressasser à l’envie leur vieilles lunes désormais périmées. Et, par l’indigence de leurs propositions, voire leur absence totale de projet, « les oppositions » montrent qu’elles sont plus enclines à s’opposer à un ancien monde défait qu’à en proposer un nouveau. Mais baste, la chienlit dans laquelle nous sommes irrémédiablement plongés permet toutes les audaces ! Dans ces conditions, pourquoi ne pas mettre soi-même la main à la pâte ? Voici donc le programme du Yéti avec un premier volet de choix : le partage des revenus et des profits.

L’ANNÉE DU “GRAND BOULEVERSEMENT”

((/public/19_mars.jpg|19 mars|L))Les alertes nous arrivent en boucle, implacables. ”<< Réchauffement climatique : plus que 20 ans pour agir >>”, titre Damien Jayat dans un [excellent article|http://www.rue89.com/infusion-de-sciences/2009/03/18/rechauffement-climatique-plus-que-20-ans-pour-agir] sur Rue89. ”<< Lorsque fondent les glaciers, il est déjà trop tard >>”, surenchérit le quotidien anglais The Independent dans son [éditorial du 12 mars 2009|http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2589]. Certains éditorialistes de la presse en cour, jadis fervents partisans de la mondialisation, commencent à sérieusement douter. Thomas Friedman, du New York Times, présente désormais l’année 2008 comme celle du [“Grand Bouleversement”|http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2587] : ”<< L’année 2008 est celle où nous avons heurté un mur — celle où Mère Nature et le marché nous on dit tous deux : "assez". >>”

NOUS NE DIRONS PLUS RIEN

”Ci-après, in extenso, [la tribune|http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/03/16/tarnac-face-a-un-pouvoir-toujours-plus-absurde-nous-ne-dirons-plus-rien_1168489_3232.html] signée dans le Monde daté du 16 mars par Aria, Benjamin, Bertrand, Elsa, Gabrielle, Manon, Matthieu et Yldune, toutes et tous compagnons d’infortune de Julien Coupat, encore emprisonné par des imbéciles. Et tous mis en examen avec lui dans l’affaire dite “de Tarnac”. À diffuser sans aucune modération.”

LE PLAN B

Décembre 2008 en Floride. Un quart de la population du comté de Lehigh Acres, petite bourgade paisible qui avait prospéré sur le secteur de la construction avant d’être rattrapée par la crise de l’immobilier, s’est vu attribué [des bons d’alimentation|http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2582] pour pouvoir se nourrir. Vous avez bien lu ? Des tickets de rationnement ! Si, en 1939, on avait dit à la population française qu’elle allait être soumise à ce régime-là, nulle doute qu’elle aurait bien rigolé. Et sans doute aussi, il y a quelques mois, les habitants de Lehigh Acres en Floride (oui, oui, en Floride, la côte d’Azur américaine !). Sauf que dans ce dernier cas, on a même pas eu besoin d’une guerre pour en arriver là !

DANS MA CHEMISE

((/public/coccinelle.jpeg|coccinelle.jpeg|L))\– ”Grand-père ! Grand-père ! Où t’es ?”%%% \– ”Dans ma ch’mise ! Allez dors, petit, dors”… Ce souvenir ! Ce souvenir ! La grande chambre commune, froide et humide, de la grande maison au bord de la rivière. L’aboiement des chiens dans la campagne. Le tic-tac obsédant du réveil matin. Cette obscurité terrifiante pour l’enfant qui se réveille en sursaut dans la nuit. Et la voix de grand-père pour le rassurer…

LES ROQUETS TENTENT DE MORDRE

Maintenant la Réunion ! Après la Guadeloupe, la Martinique. Et avant qui ? …. Ah, c’est réjouissant ! Les autres, ça leur reste en travers de la gorge ! Cette façon dont ils sont contraints de ramper dans la poussière devant tous ces Domota et leur bande de nèg’ obstinés. Ces accords signés par un préfet à la dérive. Ces patrons affolés par la tournure de ce vent de révolte. Ce “pouvoir” métropolitain aux abonnés absents… Voilà que les chiens se jettent sur le premier os qui passe : ”« Soit vous appliquez cet accord-là, soit vous quittez la Guadeloupe. »”

LE LKP EN MODÈLE

((/public/LKP.jpg|LKP|L))La grève en Guadeloupe ne se terminera pas comme souvent, par épuisement des acteurs et pourrissement d’une situation. Mais, quoiqu’il advienne désormais, par une victoire sans équivoque, sur bien des tableaux, d’un drôle de zinzin : le [LKP|http://www.lkp-gwa.org] (Liyannaj Kont Pwofitasyon \– vous remarquerez qu’il n’est même plus la peine d’en donner la traduction pour que chacun sache de quoi il retourne). Un modèle du genre à inscrire dans le livre d’or des luttes syndicales.

LA FIN EST MON COMMENCEMENT

((/public/terzani_0001.jpg|terzani_0001.jpg|L))”<< Tu sais, je me suis toujours intéressé à l'humanité. L'homme, mais qui est-il, bon sang ? Alors, j'ai fini par me poser cette question, un peu bête mais tellement importante : "Et moi, qui suis-je ?" Cet homme, cet homme... Bref, j'ai été totalement pris par l'homme, par l'humanité. Où va-t-il ? Que fabrique-t-il ? S'améliore-t-il ou ne s'améliore-t-il pas ? C'est cela l'Histoire, tu ne crois pas ? >>” L’Histoire avec un grand H, Tiziano Terzani (1938-2004), le grand écrivain-journaliste italien, la vécut pleinement. Dans une ultime et extraordinaire série d’entretiens avec son fils Folco (”La Fin est mon commencement”, éd. Les Arènes/Intervalles 2008), il illustre à merveille le dilemme qui est aujourd’hui celui de chacun d’entre nous : la lutte entre le Bien et le Mal, quand le Bien et le Mal sont d’inextricables frères siamois.

UN DISCOURS EN MANQUE D’IMAGINATION

Il nous avait laissé espérer avec quelques annonces ponctuelles plutôt révolutionnaires dans leur principe et inhabituelles dans la bouche d’un président des États-Unis d’Amérique (le revenu maximal de 500.000 dollars pour les patrons d’entreprises en difficulté). Hélas, le premier discours-programme économique prononcé le 24 février par Barack Obama brille par son manque d’imagination et l’inadéquation assez inquiétante des mesures proposées. Passons sur l’inévitable volontarisme un peu forcé de l’exercice pour conjurer la crise (”« les États-Unis d’Amérique en sortiront plus forts qu’auparavant »”) et examinons les quelques points avancés pour y parvenir.

J’ACCUSE… !

((/public/prison.JPG|prison.JPG|L))Tandis que nos autorités ne savent plus où donner de la tête devant les signes d’effondrement de leur monde en loques, une tache de boue souille un peu plus le triste panorama de leur désastre : pour la quatrième fois consécutive, dans l’indifférence quasi générale, la “justice française”, avec des guillemets de mépris, a refusé la demande de mise en liberté de Julien Coupat, toujours accusé envers et contre toute vraisemblance d’attentats sur des caténaires SNCF.

BRISEZ LES CARCANS MENTAUX !

Hého les jeunes, vous m’entendez ? C’est à vous que je m’adresse. Vous avez une chance inouïe. Vous allez sans doute vivre une des époques trépidantes comme l’Histoire n’en procure pas une par génération. Des moments inoubliables de transition civilisationnelle vers une nouvelle époque, un nouveau monde. Tout peut tourner boudin comme tout peut sourire. Ça dépend aussi de vous. Et de votre capacité à briser ces damnés schémas mentaux, enracinés par notre éducation, qui nous paralysent. Explications…

DROIT D’AUTEUR ET DROIT DE PROPRIETE

Le cinéaste Besson vient de pousser sa beuglante contre les partageux d’Internet au nom du droit à la propriété pour les auteurs d’oeuvres artistiques. La ministre Albanel réclame à cors et à cris la limitation des bornes publiques de wifi pour limiter le “piratage” sur le web. Voilà qui me donne l’occasion d’aborder un sujet qui me tient à coeur : une des plus grandes arnaques du système actuel tient à l’interprétation du droit de propriété accordé aux auteurs artistiques (ou à leurs ayants-droits) sur leurs propres oeuvres.

DIRE LES CHOSES COMME ELLES SONT

Rien n’y fait ! Alors qu’on nous avoue officiellement une baisse brutale de notre PIB (-1,2% au dernier trimestre 2008), que la ministre Lagarde est contrainte, piteuse, de cracher le vilain mot de récession, voici que d’aucuns “spécialistes” laissent encore entendre sans rire qu’il s’agit d’une simple “phase d’adaptation de croissance”. Et que nombre d’acteurs économiques se contentent de serrer les fesses en attendant la sacro-sainte “reprise”. Quel vice congénital nous fait si obstinément refuser la réalité telle qu’est, nous précipiter comme des possédés, tel des naufragés du désert, vers des mirages d’oasis ? Les évidences éclatent pourtant à nos yeux, mais ceux-ci sont cillés. Les analyses lucides ne manquent pas, mais que nous refusons comme la peste. Ainsi du [lumineux texte testamentaire|http://www.catharsis-prod.eu/spip.php?article90ar_recherche=+gorz] laissé par le philosophe André Gorz avant de disparaître en septembre 2007.

LA TEMPÊTE QUI VIENT

En retenant l’appellation NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) pour leur mouvement tout neuf, Olivier Besancenot et les anciens de la LCR montrent qu’ils n’ont guère pris la mesure de la gravité des évènements actuels. À l’image du camp d’en face, ces prétendus “puissants” qui de G7 en G20 affichent juste leur désarroi et leur impuissance à relancer une machine en rade, nos “révolutionnaires” auto-proclamés paraissent hélas en retard d’une guerre. Car le capitalisme n’a plus besoin qu’on le combatte ou qu’on essaie de le sauver. Il est de lui-même tombé en état irréversible de mort clinique. Et sa chute ne date pas d’hier.

UN EURO POUR CHANGER DE MONDE

((/public/un_euro.png|un_euro.png|L))Qui niera que c’est l’éducation des enfants qui dessine l’image du monde ? Eh bien l’éducation, la Nationale, celle bien de chez nous, est aujourd’hui en danger, de la maternelle à l’université, mise à mal par des foutreculs malfaisants, des blafards qui vampirisent nos écoles pour renflouer leurs sales banques et imposer leur morale de soumission inculte. Des professeurs d’école primaire, de plus en plus nombreux, se sont dressés contre cette saignée à blanc de l’intelligence et de la culture. Les professeurs d’universités entrent eux aussi en sécession. AIDONS-LES !

UNE MESURE VÉRITABLEMENT RÉVOLUTIONNAIRE

Barack Obama, président des États-Unis d’Amérique, vient d’annoncer, le 4 février 2009, son intention de limiter à 500.000 dollars (389.000 euros) les revenus annuels globaux des patrons d’entreprises renflouées par l’État. Les diverses parties variables de ces revenus (bonus, primes…), souvent juteuses à l’excès, seraient interdites. Primes de départ et parachutes dorées totalement transparents et sous haute surveillance. On écarquille les yeux. Il s’agit d’une mesure véritablement révolutionnaire. Le franchissement d’un tabou, encore impensable il y a peu. Et au cœur même de l’Empire néo-libéral !

DES MOMENTS FORMIDABLES

((/public/Reve_generale.jpg|reve general|L))”<< En vrai, malgré leurs malheurs, tous ces gens vont vivre des moments formidables ! >>” Voilà ce que disait ma fille aînée, vingt-six ans, en regardant les images de la terrible tempête Klaus qui venait de ravager le sud-ouest de la France. Et de fait, la réalité lui donna raison. Nous parviennent au fil des jours les bribes de cette solidarité spontanée entre les naufragés, cette entraide née du vent furieux, ces repas pris en commun de par la force des éléments, ces chaleureuses veillées collectives improvisées pour pallier à l’absence d’électricité, de chauffage, d’eau potable. Drôle comme nos moments les plus mémorables nous viennent souvent des passages les plus périlleux de notre existence.