T’AS PAS CENT BALLES ?

((/public/Versailles.jpg|Versailles.jpg|L))C’est drôle, toute cette pesante mise en scène, tous ces ors déployés, tout ce couteux falbala versaillais (avec une fois de plus, dans les travées, les indécrottables socialistes). Tout ça pour en arriver à quoi ? À l’annonce de l’ouverture d’un emprunt national pour financer la dett… pardon, ”« nos priorités nationales »” !

BUT HERE WE ARE !

Hier soir, les invités de ma maison avaient du mal à se dérider. Chacun lourd de son stress, son incompréhension, son désarroi face l’impitoyable détricotage de notre univers de vie. Ce matin, il fait beau, chaud. Le petit port baigne dans une atmosphère presque paisible. Sur les quais, les gens marchent lentement. Une journée à se rouler en boule sous le soleil. Je voudrais vous faire un cadeau…

UNE DANGEREUSE LOGIQUE GUERRIÈRE

Il y a quelques temps paraissait dans les pages Rebonds du quotidien Libération un curieux billet intitulé : [« L’Europe doit être prête à la guerre »|http://www.liberation.fr/monde/0101570629-l-europe-doit-etre-prete-a-la-guerre] (Libération du 1er juin 2009). L’auteur, néerlandais, « directeur de la recherche sur la gouvernance mondiale », y évoquait crûment la nécessité de ”« défendre” (notre) ”modèle et” (nos) ”valeurs »”, d’en ”« raviver la flamme »”. Et même ”« d’être prêts à faire le sacrifice suprême »”.

LE RÊVE ÉVEILLÉ DE L’OCCIDENT

((/public/Iran-victoire-d-Ahmadinejad.jpg|Iran-victoire-d-Ahmadinejad.jpg|L))Toute la journée que dura l’élection présidentielle en Iran ce vendredi, nos médias en cour multiplièrent les flashs d’information sur le déroulement du scrutin, avec force micros-trottoir à la sortie des urnes. Mais pas une seule interview, pas une seule intervention des partisans du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad. Au contraire un déballage enflammé des propos lâchés par les soutiens du principal candidat adverse, auto-proclamé “modéré”, Mir Hossein Moussavi.

À QUOI SERVAIENT CES 192.500 EMPLOIS DÉTRUITS ?

((/public/192.500_EMPLOIS_DETRUITS.jpg|192.500_EMPLOIS_DETRUITS.jpg|L))Tandis que les pantins autorisés dansent obstinément la valse pathétique de l’optimisme surjoué (ou plutôt du pessimisme “moins mauvais qu’attendu”), le rouleau-compresseur de la dure réalité écrase un peu plus chaque jour leurs flageolantes certitudes. Au premier trimestre 2009 : 192.500 emplois salariés détruits, soit plus de 2.000 par jour, record battu depuis 1945.

ABSTENTION 59,4 %, UMP 11,3 %, PS 6,7 %… LA PUNITION

Au soir de l’élection européenne, sur les plateaux de télévision, il n’y avait évidemment aucun représentant des véritables vainqueurs : les abstentionnistes (59,4 %). Une fois de plus, nos importants du cénacle essayèrent de mettre ce camouflet électoral sur le désintérêt du “public” (ils appellent ainsi ceux qui ne sont jamais invités sur les plateaux) pour les enjeux européens.

CRISE, PHASE III : DÉFAILLANCE DES PUISSANCES PUBLIQUES

Après une première phase marquée par l’effondrement du système financier international en 2008, une seconde entamée début 2009 qui voit l’économie réelle péricliter à grand train avec la mise en faillite de mastodontes comme General Motors ou Chrysler (pour commencer), voilà que se dessine une nouvelle et troisième phase critique (second semestre 2009) : la déroute des puissances publiques, nationales ou locales.

JULIEN COUPAT, LA BAFFE

((/public/procureur_Marin.jpg|procureur_Marin.jpg|L))La pire rebuffade que puissent essuyer les dominants de tout poils, c’est lorsque leurs proies, qu’ils croyaient à leur merci, se rebiffent et les éclaboussent de leur mépris. La [récente interview|http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/25/julien-coupat-la-prolongation-de-ma-detention-est-une-petite-vengeance_1197456_3224.html] de Julien Coupat, publiée dans le Monde daté du 26 mai 2009, est un modèle de claque dans la figure. On savait bien qu’aucune charge sérieuse ne pesait véritablement contre lui. On se demandait juste s’il tiendrait, s’il saurait prendre son mal en patience. Vu sa périlleuse situation actuelle, on n’imaginait pas de lui qu’il leur vole dans les plumes à la première occasion. Et c’est ce que le bougre a fait ! Sans même attendre d’être libéré. Tête du procureur Marin (photo) !

LES DÉRIVES D’UNE ÉPOQUE MALADE ET UN MOYEN D’Y ÉCHAPPER

Des policiers agressés avec une arme de guerre dans les “quartiers”, un gamin qui poignarde son enseignante pour une punition, un ministre qui envisage de mettre des portiques de détection d’armes à la porte des établissements scolaires, des centaines et des centaines de milliers de personnes, jeunes chômeurs, retraités, tenus à distance d’une vie simplement convenable. Plus loin, des avions qui bombardent sans discernement des populations civiles au nom de la civilisation… N’en jetez plus, ils sont devenus fous !

UNE ABSTENTION MÛREMENT RÉFLÉCHIE

((/public/Logo_Europeennes.png|Logo_Europeennes.png|L))Le 7 juin 2009, jour des élections au Parlement européen, je n’irai pas voter. Non par indifférence pour le sujet, bien au contraire. Non par mépris de l’expression démocratique, bien au contraire. Ni par lassitude ou résignation. Mais en toute connaissance de cause. Parce que c’est le seul et unique moyen qui me reste pour marquer mon hostilité profonde à l’Union européenne telle qu’elle est devenue, et à la régression démocratique en cours dans notre pays.

TIR NA NOG

((/public/Sous_les_jupes_du_pont.jpg|Sous_les_jupes_du_pont|L)) Se désembourber. Échapper coûte que coûte au traquenard gluant de la dissolution collective. Je regarde en rétrospective les sujets de mes si sérieux derniers billets et en sors un peu assommé. Il y a quelques temps, après la publication de [mon petit programme|/index.php?post/PETIT-ETAT-DES-LIEUX-EN-GUISE-DE-CONCLUSION] économique et politique en sept volets, j’annonçais à mon amie Myriam mon intention d’essayer de trouver et de faire partager, quoiqu’il se passe, les quelques miettes de raisons de vivre qui nous restent au beau milieu du naufrage général. Eh bien, il est grand temps de commencer…

CRASH TESTS

La publication des résultats des tests de résistance (”stress tests”) que la Réserve Fédérale américaine a fait subir aux principales banques du pays pour mesurer leur degré de résistance face à une nouvelle dégradation de la conjoncture, illustre à merveille le dilemme des autorités pour nous présenter les évènements en toute franche transparence. Entamer un peu plus une confiance déjà bien mal en point, c’est ruiner définitivement toute idée de reprise, c’est enterrer plus sûrement le système en souffrance. D’où cet optimisme contraint, ces présentations maquillées d’un soulagement artificiel.

DE LA LÉGITIME DÉFENSE

((/public/actionaires_Pinault_et_oeufs.jpeg|actionaires_Pinault_et_oeufs.jpeg|L))La menace leur pend au nez et ils commencent sérieusement à s’en inquiéter. ”« Jusqu’où peut aller l’insurrection française ? »” titre le Nouvel Observateur daté du 30 avril 2009. Dans une [vidéo|http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafMMHS.html] en ligne, le rédacteur en chef de l’explosif dossier s’appuie sur un inévitable “spécialiste” de service pour tenter d’endiguer cette nouvelle source de pandémie à risques. ”« Spécificité française handicapante … Ce n’est pas la révolution … Aucune jonction entre les foyers … D’ailleurs, les révolutions interviennent dans des contextes d’instabilité économique considérable, de paupérisation ; on en est tout de même très loin en France ! »” Rien n’y fait. Le ver est dans le fruit. Et ils le savent.

UNE FAILLITE “POSITIVE”

((/public/chrysler.jpg|chrysler.jpg|L)) On l’attendait. Nous y sommes. Jeudi 30 avril 2009, Chrysler, 3e constructeur automobile américain, 9e constructeur mondial, s’est mis sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine du régime des faillites. Nouveau pas capital (car il s’agit d’une première, lourde de conséquences, pour une multinationale de l’économie réelle) dans la débandade d’un système vérolé en son cœur. Or que lit-on dans le communiqué AFP annonçant cet évènement historique ? ”« Obama sauve Chrysler en le mariant à Fiat. »”

Le programme du Yéti : 7. Petit état des lieux en guise de conclusion

Quoiqu’en proclame à tout va son carré d’officiers, immédiatement démentis par de nouveaux craquements sinistres, Le Titanic capitaliste néolibéral, que ses promoteurs nous présentaient comme définitivement insubmersible, s’enfonce inexorablement sous l’œil incrédule de son équipage et de ses passagers hébétés. Voilà pourquoi j’ai pensé qu’il était grand temps de proposer un modeste esquif de sauvetage, une embarcation bonhomme qui puisse affronter les grains les plus violents, et naviguer en père peinard une fois les eaux calmes regagnées.

Le programme du Yéti : 6. Des relations internationales assainies

Avec la crise, deux baudruches sont en train de voler en éclats : d’abord, cette “mondialisation” arrogante qui n’était finalement qu’un vulgaire contournement, par des prédateurs financiers, de toutes les protections sociales laborieusement élaborées sur la planète par certains États. Ensuite, une Union européenne dénaturée, réduite aux agissements opaques d’une Commission européenne et d’une Banque centrale ouvertement dévouées aux intérêts des lobbies industriels et financiers, et échappant à tout contrôle réellement démocratique.

UNE CONSTITUTION POUR L’ÉCONOMIE (réponse à Paul Jorion et Jean-Claude Werrebrouck)

Tandis que le système néolibéral n’en finit pas de se désintégrer, quelques penseurs de qualité essaient de réfléchir à des solutions nouvelles pour tirer le monde du sale guêpier où les prédateurs financiers l’ont fourré. Avec une approche sensiblement différente mais un esprit similaire, [Paul Jorion|http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2671] et [Jean-Claude Werrebrouck|http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2667] essaient de mettre sur pied une nouvelle __constitution pour l’économie__. Tous les deux la situent à un niveau global, ”<< là où le pouvoir économique a déjà pris ses aises >>”, note Paul Jorion. C’est sur ce point de la globalisation des solutions que je voudrais marquer, en toute modestie, mon désaccord avec ces deux personnalités.

CAPILOTADE DIPLOMATIQUE

Lundi 20 avril 2009, à Genève, débute une seconde conférence internationale sur le racisme, dite Durban II. Sans la présence remarquée de plusieurs pays d’importance : les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Pologne, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, Israël. Leur prétexte, répété à l’envie par tous leurs médias en cour : la crainte de voir l’Iran y imposer ses diatribes ”« antisémites »”.

Le programme du Yéti : 5. Éthique de l’économie

En quarante ans, notre [production d’ordures ménagères|http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&ct=res&cd=4&url=http%3A%2F%2Fwww2.ademe.fr%2Fservlet%2FgetBin%3Fname%3DCCD94A34A2100AD056090DB95682ADDB1170930507903.pdf&ei=_ZvdSYPADuCQjAfl3v2YDg&usg=AFQjCNEGL2lTs5f8BUTMZoILZ9yogoHo7g&sig2=I03KU4r8aGZNP5o2oSkZfQ] a plus que doublé. Ce seul fait suffit à illustrer l’étendue du gaspillage auquel a pu aboutir une économie mondialisée livrée à elle-même et aux margoulins insatiables. Malgré quelques pompeuses réunions de façade pour se donner bonne conscience, quelques pâles efforts pour enrayer la tendance, les mercantis à costume finissent toujours par sacrifier allègrement l’intérêt général et la salubrité vitale de nos conditions de vie sur l’autel de leur croissance ravageuse ou de cette hypothétique « reprise » qui, bien loin de marquer la fin d’une crise, serait une calamité pour l’avenir de notre planète.

Le programme du Yéti : 4. L’économie d’utilité publique

Certaines activités économiques se situent à la lisière assez floue qui sépare le domaine privé et le domaine d’intérêt public, bien à l’écart des simples soucis de rentabilité financière : * les arts, la culture, la vie intellectuelle * l’information * les échanges non-marchands (gratuits) sur Internet : musique, films, information, logiciels libres…