Le prétendu allègement de la dette grecque est un grand mensonge

Le prétendu allègement de la dette grecque est un grand mensonge

Dire, comme le prétend cet article mensonger de l’AFP écrit par un menteur, que la crise de la dette grecque s’achève est un grand mensonge. Le mensonge :

« Les ministres des Finances de la zone euro se sont entendus dans la nuit de jeudi à vendredi sur un vaste accord mettant fin à huit années de crise, d’austérité et de plans de sauvetage pour la Grèce.

Ces accords permettront aux Grecs de ne commencer à rembourser une partie des prêts qu’à partir de 2032, contre 2022 jusqu’à présent.

Ils se sont également entendus sur le versement d’une toute dernière tranche d’aide, de 15 milliards d’euros, contrepartie aux 88 dernières réformes accomplies par la Grèce ces dernières semaines. »

C’est un mensonge.

Ces accords NE mettent PAS fin à huit années de crise.

Ces accords font ce qu’ils ont toujours fait depuis huit ans.

Ces accords rajoutent 15 milliards d’euros de dettes sur les épaules de la Grèce.

Ces accords rajoutent des montagnes de dette supplémentaires, par-dessus les montagnes de dettes qui écrasent la Grèce depuis huit ans. Dette publique de la Grèce aujourd’hui : 317,407 milliards d’euros, soit 178,6 % du PIB !

Dans le monde réel, les pays européens riches ont refusé de donner de l’argent à la Grèce : ils n’ont fait que prêter, encore prêter, toujours prêter pour saigner ce pays à blanc : depuis 2010, l’Allemagne (qui doit 278,7 milliards d’euros à la Grèce au titre des réparations de la Seconde Guerre mondiale) a gagné 3 milliards d’euros sur le dos de Grèce.

Selon ces accords, la Grèce ne commencera à rembourser ces prêts que dans quatorze ans, en 2032. Mais si les pays européens ont repoussé le problème à plus tard, c’est contraints et forcés, faute pour la Grèce en faillite de pouvoir régler quoique ce soit dès maintenant.

Repousser le remboursement de la dette d’un pays en faillite n’est pas alléger son fardeau, ni celui de sa population. C’est un mensonge.

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Mes priorités : sortir de l’Union européenne, sortir de l’euro, sortir de l’Otan.