Macron en Hillary Clinton tentant d’enrayer la montée de Marine Trump

Macron, un sortant sur la défensive.

Ce qui se passe sur les médias mainstream recroquevillés autour de leur héros menacés pendant ce second tour de la présidentielle française de 2022 n’est pas sans évoquer la campagne d’Hillary Clinton contre Donald Trump lors de la présidentielle US de 2016.

Les élites vent debout contre la chienlit populaire

Cette campagne basée sur une propagande aussi grossière que maladroite, et surtout de plus en plus nerveuse à mesure que les instituts de sondage placent les deux candidats dans un mouchoir de poche, consacre la fracture entre la France profonde d’un côté et de l’autre les élites soudain rassemblées au-delà de leur différence.

Avant le cas Trump pulvérisant tous les pronostics des médias MSN et les appels forcenés de l’élite intellectuelle, artistique, droite décomplexée et gauche bien pensante bras dessus-bras dessous, il y eut un autre exemple de ce fossé entre les courants populaires et le bunker dans lequel se réfugient les élites de quelque bord que ce soit lorsqu’elles se sentent menacées : le référendum de 2005 sur le projet de traité européen. En somme, vous avez aujourd’hui les nonistes pro-Lepen et les ouistes pro-système qui vont voter Macron.

Quand le référendum populaire est assimilé à un coup d’État

Justement à propos de référendums populaires, figurez-vous que les élites, de plus en plus fébriles, ont décrété qu’ils étaient des sortes de coups d’État constitutionnels, rien moins.

Quand le sortant se comporte comme un challenger

Il y a encore plus inquiétant pour le bloc élitaire affolé : quand son adversaire égrène tranquillement son programme, le candidat sortant en est réduit à se comporter en challenger de sa rivale, tentant de la déstabiliser quand il devrait la prendre de haut. Pas gros signe de confiance, le moins qu’on puisse dire.

N’ayant l’intention de voter ni pour l’une, ni pour l’autre, et encore moins “contre“ l’une sans citer le nom de l’autre comme le font en faux culs certains de mes amis de gauche – quand tu mets un bulletin dans l’urne, tu votes pour le nom qui est écrit dessus, point – je contemple ce spectacle sidérant d’un œil de plus en plus goguenard. Car j’avoue sans honte qu’une victoire surprise de Marine Trump contre Hillary Macron ne serait pas sans me réjouir, un peu comme quand on voit un petit poucet terrasser un grand con.

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