Le renversement du vieux monde viendra d’un 17 novembre qui dérapera

Le renversement du vieux monde viendra d’un 17 novembre qui dérapera

Un appel au blocage du pays le 17 novembre a été lancé sur les réseaux sociaux. Le motif – le prix élevé des carburants – n’est qu’un prétexte parmi tant d’autres d’exacerbation populaire. Il faut y aller.

On ne s’attardera pas ici sur les “réserves” émises par les éternels révolutionnaires à reculons : « On ne manifeste pas pour des produits polluants », « on ne manifeste pas avec l’extrême-droite »… On oubliera les incontournables tergiversations des organisations instituées, politiques ou syndicales, qui ne détestent rien tant que ce qui échappe à leur décision et à leur contrôle.

On approuvera au contraire sans réserve ceux qui passeront spontanément à l’action ce 17 novembre (ou autres dates suivantes).

Car la révolution, c’est-à-dire le renversement du vieux monde, viendra de populations excédées, de 17 novembre ou autres dates de colère, qui finiront par déborder, déraper et s’étendre.

Bien malin alors celui qui pourra savoir si son voisin de rébellion est de droite ou de gauche, athée ou catho pratiquant. Qu’aurait été la Résistance française de 1940 si certains ne l’avaient pas rejointes au prétexte que son initiateur à Londres était (déjà) un vieux réac catho de droite ?

« Le samedi 17 novembre, j’ai envie d’en être.
Pour voir au moins qui est là.
À quoi ça ressemble.
Qu’est-ce que ça dit de la France. »
(François Ruffin)

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.