Le Média : Sophia Chikirou en Rachida Dati de gauche

Le Média : Sophia Chikirou en Rachida Dati de gauche

L’été a été chaud : pas seulement à cause de l’affaire Benalla, mais aussi avec les nouveaux remous autour du seul média de gauche qui vaille aujourd’hui : Le Média.

Quand Le Média fut lancé au début de cette année 2018, et que je suivais son aventure avec tant d’intérêt que j’en devins un socio de première heure, une amie insoumise m’alerta : il y a quelque chose qui me gêne avec Le Média, me dit-elle en substance, sa cofondatrice et directrice, Sophia Chikirou est une fouteuse de merde. L’amie en question avait eu une expérience politico-professionnelle, disons, assez douloureuse avec la dame.

Début juillet, Sophia Chikirou quitte son poste de directrice du Média. Motif invoqué : s’investir dans la campagne européenne de la France insoumise et garantir ainsi « l’indépendance » de la rédaction.

Au gré des opportunités

En réalité, Sophia Chikirou faisait l’objet d’une véritable fronde au sein de la rédaction du Média. Une pétition menaçait de dénoncer ses méthodes managériales et son autoritarisme. Après l’annonce de sa “démission”, les faits remontèrent en surface : une gestion calamiteuse et opaque, des pertes supérieures à celles qui étaient annoncées…

Aujourd’hui, Aude Lancelin a été élue pour succéder à Sophia Chikirou à la tête du Média et prépare la saison 2 d’une aventure médiatique que nous attendons tous. Des journalistes écartés (Claude El Khal) – qu’on avait promis de garder malgré les polémiques – reviennent en surface. Des journalistes déçus (Iban Rais) partent en regrettant l’arrivée trop tardive d’Aude Lancelin. Certains restent heureusement, soulagés par la nouvelle tournure des choses (Virginie Cresci).

Que Sophia Chikirou (qui fut aussi, au gré des opportunités, membre du PS en 1997, fan de Caroline Fourest dans les années 2000, porte-parole de Laurent Fabius en 2007, soutien reconverti de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de la même année) tente aujourd’hui, en véritable Rachida Dati de gauche, de saboter ce qu’elle a contribué à créer, en dit long sur ses dérives existentielles au gré des opportunités qui se présentent.

Pour ma part, socio je suis, socio je reste. Bienvenue pour la suite tant attendue du Média, Mme Aude Lancelin.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.