La loi anti fake news de Macron : pas de quoi s’inquiéter

La loi anti fake news de Macron : pas de quoi s’inquiéter

Je ne partage pas la paranoïa ambiante sur les mesures anti “fake news” annoncées par le président Macron lors de ses vœux à la presse.

J’en suis encore moins surpris tant l’annonce de ces mesures me semble couler de source. Qu’un régime en perdition veuille lutter contre ce qu’ils appellent des “fake news” (entendez des nouvelles qui ne sont pas en ligne avec le propagande dudit régime) est de la plus grande logique.

Et cette logique s’explique d’autant plus quand les “news” propagées par la propagande elle-même sont de plus en plus discréditées aux yeux et aux oreilles de l’opinion publique.

Une bataille de l’info décisive à mener sans état d’âme, ni atermoiement

Les mesures annoncées – ce ne sont pour l’heure que des annonces – par le président Macron ne découlent guère que de la batterie défensive mise en place depuis des mois par l’ordre ancien, tant en France (rappelez-vous le risible Decodex du Monde) que dans le reste de l’empire occidental (le ridicule Russia Gate, l’annonce de la fin de la neutralité du Net par le président Trump).

Tout ça sent le moisi et l’impuissance. Que voulez-vous qu’ils fassent contre un outil qui si visiblement les dépasse ? Où Wikileaks leur taille croupières sur croupières. Où les chaînes d’informations alternatives (Le Média), les blogs et les réseaux sociaux se dressent contre leurs éditocrates faisandés.

S’émouvoir des mesures défensives pris par le vieux monde est de la naïveté. S’en plaindre est un aveu de faiblesse. Que le vieux monde ait encore plusieurs cordes redoutables à son arc est une évidence, mais ne change rien à la donne.

La guerre politique en cours (je veux dire celle qui oppose les derniers partisans du vieux monde usé à ceux qui  aspirent au monde d’après) passe par la bataille décisive de l’information. Cette bataille médiatique ne peut être gagnée que si elle est acceptée comme telle et menée en tant que telle : sans aucun atermoiement, ni état d’âme, ni retenue.

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Un "voyageur à domicile" en quête du monde d'après.