La fête à Macron (7) : Le goût du bonheur avec l’Orchestre debout

La fête à Macron (7) : Le goût du bonheur avec l’Orchestre debout

Pourquoi participer à #LaFêteÀMacron le samedi 5 mai ? Pour y écouter l’Orchestre debout et du nouveau monde. Que cette manif ait mille visages et mille raisons ! 

C’est une manif pot-au-feu t’explique François Ruffin. Tu ne vas quand même pas cracher sur un chouette concert gratuit ? Au programme tu écouteras l’Orchestre debout.

Tu ne connais pas le plus grand orchestre symphonique de France ? Environ trois-cent-cinquante musiciens. Cent cinquante ou deux-cents choristes. Une trentaine de danseuses. Environ…

Une cheffe qui dirige au crayon-bille quatre couleurs. Un tas de palettes pour servir d’estrade au chef. Une loupiote électrique en guise de baguette pour que les musiciens puissent le voir diriger dans la nuit debout. Un mégaphone pour s’adresser aux musiciens de la Place de la Bastille.

Tenir la partition du chef qui s’envole au vent. Des violons imprudents qui oublient d’apporter des pinces à linge et se battent avec les partoches que le vent prend plaisir à mélanger. Des voitures qui font du bruit à passer au bord de la place. Des musiciens professionnels et des amateurs. Des voix longuement travaillées au cours de chant et des voix naturelles. Tous les niveaux du débutant rivé à sa partition au soliste confirmé qui joue de mémoire. Une direction aussi tournante que les tuttistes. L’absence de répétitions. Une prise de son forcément aléatoire.

Alors évidemment, avec tout ça, tu vas relever ici ou là des violons aigrelets ou des traînards qui sont un poil à contretemps. Et, comme on n’est pas coincé du cul, tu vas aussi entendre les ouais ! enthousiastes d’un public à qui le titre annoncé ne disait rien mais qui reconnaît soudain le premier mouvement de la neuvième d’Antonín Dvořák dite Symphonie du nouveau monde.

C’est un orchestre pot-au-feu comme dirait Saint François d’Amiens.

Et regarde les visages. Regarde ! L’Orchestre debout a le goût du bonheur.

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Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.