La fête à Macron (6) : Zebda chante le mépris et l’arrogance d’un politicien

La fête à Macron (6) : Zebda chante le mépris et l’arrogance d’un politicien

Pourquoi participer à #LaFêteÀMacron le samedi 5 mai ? Pour y écouter Zebda et du beau monde. Que cette manif ait mille visages et mille raisons ! 

C’est une manif pot-au-feu t’explique François Ruffin. Où chacun vient avec ses raisons. Tu ne vas quand même pas cracher sur un chouette concert gratuit ? Au programme tu écouteras Zebda.

Les ouvrières illettrées, la gare où l’on croise « ceux qui ne sont rien », le costard qui fait le moine, le kwassa-kwassa qui ramène du négro, Minus Macron a souvent affirmé avec beaucoup de vigueur tout le mépris dans lequel il tient l’humanité qui n’a pas la surface financière de son ami Bernard Arnault.

Eh Minus Macron n’a rien inventé. Avant lui on se souvient de Sarkozy « Casse-toi, pauvre con ! » On se souvient des sorties de  Minus Valls qui voulait des « blancos » ou donnait des leçons de maintien. On se souvient de bien d’autres qui ont affiché leur parfaite absence de considération pour l’humanité comme celui qui a dit : « Hitler n’en a peut-être pas tué assez. »

Dans un registre à peine plus feutré voilà que not’ monsieur not’ bon maître voudrait qu’on le salue bien bas comme autrefois les domestiques courbaient la tête devant ses ancêtres. André Gunthert a concocté et analysé une brève anthologie de la morgue aristocratique d’aujourd’hui qui mérite vraiment d’être vue et écoutée. Ces politiciens au mépris si écrasant semblent avoir oublié que, sans remonter jusqu’à la Révolution, la Libération a vu nombre d’exécutions sommaires de hobereaux et autres hommes d’affaires…

Revenons au registre le plus dégueulasse. Celui dont raffole Minus Macron. En 1991 Jacques Chirac prononce un discours qui devient immédiatement célèbre. Soucieux de concurrencer le facho Le Pen, eh oui, ça ne date pas d’hier ! il se plaint déjà des négros et bicots. C’est « le bruit et l’odeur. » Et Zebda s’en souvient dans une chanson qui reprend les paroles du futur président de la République.

« Qui a construit cette route ? / Qui a bâti cette ville ? / Et qui ne l’habite pas ? »

=> Photo : Hexagone.

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Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.