Le politique comme dernière dimension de la crise, selon François Leclerc

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<< Nous entrons dans la dernière dimension >>, titre François Leclerc, chroniqueur sur le blog de Paul Jorion, dans sa lumineuse “actualité de la crise”. Et cette ultime épisode de la chute, après l’implosion financière, la dilution de l’économie réelle et la désintégration sociale, sera politique.

On  assiste déjà aux premiers effets de chocs, dit François Leclerc. Les partis de pouvoir sont en train de voler en éclat sous l’effet des trois premières déflagrations conjuguées. Personnel politique déconsidéré, désavoué, déstabilisé, balloté par la montée des “populismes” (Leclerc s’épargne l’emploi de ce vocable utilisé comme repoussoir commode par les ballotés).

Quels nouveaux équipages pour le bateau ivre ?

Impasse politique durable en Italie. Partis espagnols minés par les scandales et la corruption, comme précédemment en Grèce et au Portugal. Crispation anti-européenne en Allemagne et au Royaume-Uni. Sur fond de déclin accéléré et généralisé.

Pas mieux en France, bien sûr, où un président français hagard, déstabilisé par sa vertigineuse chute d’audience, est contraint, comme son prédécesseur, de dresser un rempart policier entre lui et le public qu’il prétend vouloir rencontrer.

N’en jetez plus, la coupe de l’insupportation est pleine. Pour François Leclerc, le problème n’est plus de se perdre en conjectures sur la manière dont le personnel politique bousculé parviendra à reprendre la barre du bateau ivre.

La question cruciale, politique, à se poser est désormais bien plus radicale. François Leclerc la présente crûment :

<< Qui assurera la succession des partis et coalitions au pouvoir quand l’échéance viendra ? Nous nous installons dans le vide. >>

<< La crise n’est pas une fatalité >>

François Leclerc refuse ce vide, synonyme de chaos :

<< La crise n’est pas une fatalité. >>

la_crise_n__est_pas_une_fatalite.jpgDepuis le début de la “Grande perdition”, il tient la chronique de celle-ci avec la minutie maniaque d’un Sherlock Holmes et une précision chirurgicale que lui envierait le docteur Watson.

Le cap des 1000 articles vient d’être passé et, à côté de la désormais célèbre “actualité de la crise”, est née une “actualité de demain”  beaucoup plus prospective. Il faut lire François Leclerc pour ne pas mourir ignare et comprendre la transition historique majeure — << systémique >>, insiste l’auteur — que nous vivons.

Si vous n’avez pas eu la chance de suivre son passionnant feuilleton sur le blog de Paul Jorion (et maintenant dans la formule hebdomadaire de La Tribune ou, mensuellement, dans l’Humanité), il n’est pas trop tard.

Après “La Grande perdition”, recueil des ses premières chroniques”, voici la suite tout juste publiée par les éditions “Osez la République sociale !” (280 pages, 13 euros). Son titre : “La Crise n’est pas une fatalité”.

Aller plus loin :

Nous entrons dans la dernière dimension, par François Leclerc (blog de Paul Jorion)
 

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.

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