Derrière le “sauvetage”, l’UE reconnaît la faillite de la Grèce

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Donc ils viennent de “sauver” une nouvelle fois la Grèce ! La première fois, c’était en 2010, 110 milliards d’euros, flop total ! La seconde fois, en catastrophe, il y a quelques jours, une ou deux semaines tout au plus, je ne sais même plus la somme tant les milliards d’opérette valsent à n’en plus pouvoir. Bide ! Et fiasco annoncé encore, cette fois-ci.

Sous le sirop lénifiant des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, ils viennent purement et simplement de reconnaître l’état de défaut de paiement (« partiel », qu’ils disent ! ) du moribond.

Un  aveu de déconfiture

Quelle pitoyable farce ! Quel aveu de déconfiture ! Que voulez-vous qu’il se passe ? L’Union européenne (UE) est réduite à de moins en moins de pays pour aider de plus en plus d’autres pays tombant en catalepsie financière les uns après les autres : la Grèce, mais aussi l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie… En attendant la France. Et l’Allemagne qui ferait bien de ne pas trop faire sa fière.

L’accord officiel prévoit, avance-t-on, une aide de 158 nouveaux milliards d’euros pour tenir hors du marigot la tête de ce socialiste dépravé qu’est Papandréou. Où vont-ils aller les chercher, ces milliards, dites-moi ? Eux qui, dans leurs territoires respectifs, ne sont même plus foutus d’assurer le minimum de services publics basiques : santé, éducation, transports…

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), créé avec autant de conviction que ce pauvre Samu social dont le fondateur, Xavier Emmanuelli, vient de jeter l’éponge en désespoir de cause, promet à la cantonade de garantir les emprunts des emprunteurs pourris, de racheter les dettes pourries… Enfin bref, de suppléer à des banques privées pourries, bourrées d’actifs toxiques pourris…

Rien n’est réglé

Bien sûr, en sous main, ils font tout pour sauver la mise à leurs commanditaires, les banques privées. Mais même ça, ils en sont bien incapables. Retardent juste les échéances. Rien n’est réglé.

Quant à faire payer le commun du mortel, sûr qu’ils vont essayer ! Mais comment voulez-vous que ces “communs” (vous, moi, les classes moyennes) parviennent un jour à combler les trous extravagants que ces crétins ont creusés ? Non, non, tout ça n’est plus que pitrerie et triste foutaise ! Il n’y a que des boursicoteurs hystérisés pour mordre à l’hameçon.

Il ne va rien de passer, combien on parie ? Ils vont juste un peu déplacer le problème dans les marges riquiqui qui leur sont encore un peu consenties. Mais chassez la catastrophe, elle reviendra au galop pour moucher ces suffisants. Ils n’existent plus. Ils paradent dans le vide le plus abyssal :

« La Grèce remboursera sa dette »Nicolas Sarkozy (vous savez, celui qui promettait d’être le président du pouvoir d’achat et d’aller chercher la croissance avec ses dents).

« La Maison Blanche reste confiante »

Rien du tout ! Combien on parie, là encore, qu’il ne se passera pas quelques jours, une ou deux semaines tout au plus, avant que la réalité implacable vienne baffer ces imbéciles ?

D’ailleurs, s’il n’y avait qu’eux, les Européens ? Mais voyez l’oncle Sam qui annonce ce soir, piteux, par la bouche du porte-parole de son président, que non, « il n’y a aucun progrès à annoncer (…) nous ne sommes pas proches d’un accord [sur la dette, ndlr] ».

Rappelons qu’au 2 août, faute d’accord en question, les États-Unis d’Amérique ont toutes les chances de se retrouver dans la triste situation des Grecs : en défaut de paiement.

Mais pas grave, n’est-ce pas, cela n’empêche pas notre AFP nationale de titrer à tout hasard, ça ne mange pas de pain, que « la Maison Blanche reste confiante ».

Indécrottables, on vous dit !

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.

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