Kolbsheim jumelé avec Sivens : arrêt des travaux de déboisement

Kolbsheim jumelé avec Sivens : arrêt des travaux de déboisement

Champagne ! Le Tribunal administratif invite le préfet de Strasbourg à aller se faire cuire le cul avec ses Boches. Il doit arrêter de déboiser !

« […] Les juges des référés du tribunal administratif de Strasbourg suspendent le permis d’aménager délivré à cet effet le 26 octobre 2017 en constatant que l’urgence était caractérisée et que deux moyens étaient, en l’état de l’instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision. […] »

Tu ne comprends pas mieux que moi cette langue étrangère ? En français le Tribunal administratif de Strasbourg suspend l’arrêté préfectoral qui lançait les travaux de déboisement pour faire l’autoroute de contournement de Strasbourg.

En gros les travaux n’auraient pas dû commencer tant que la situation juridique n’est pas éclaircie et les juges trouvent que y’a vachement matière à redire. La gendarmerie n’aurait pas dû intervenir pour protéger des travaux d’une légalité bien mal assurée. En résumé les juges disent dans leur jargon professionnel que le préfet peut aller se faire cuire le cul.

Les temps changent. Même les juges comprennent maintenant la locution “changement climatique” et tout le fourbi qui va avec. Où va-t-on si les juges prennent en compte le point de vue des zadistes ? Contre le camp de l’argent, de Vinci et ses amis ! « L’argent, l’argent, l’argent ! Ils n’ont que ce mot à la bouche ! » On n’a jamais oublié le discours de madame Giraud, paysanne du Larzac, lors d’un rassemblement sur le plateau.

Germaine la nonagénaire et les députés et les zadistes et les habitants et le maire de Kolbsheim qui ont été copieusement gazés et matraqués cette semaine par les Boches de la préfecture ? Bah, excusez-nous, on s’était trompés d’adresse. On croyait être à Sivens.

=> Photo : Déboisement à Kolbsheim, Reporterre.


« Ah maman ! Si tu savais / Comme les gens se sont réunis ! / Dans la forêt / Ils ont fait tomber le frêne* / Ah maman ! N’oublions pas / Le nom du pauvre Rémi Fraisse / Ah maman ! N’oublions pas / Le nom d’un jeune sacrifié. » Uèi (aujourd’hui en occitan) chante “Ai mamà”. Si tu apprécies cette version enregistrée sous-titrée, ne manque surtout pas la version filmée en concert. *Fraisse : frêne en occitan.

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Un citoyen ordinaire à la rencontre des personnes cabossées par la vie.