Gilets jaunes : décider à chaque pas ce vers quoi on veut aller

Gilets jaunes : décider à chaque pas ce vers quoi on veut aller

Des paliers sont et seront franchis. Les consciences sont réveillées, les choses bougent, les corps sont en mouvement, les têtes fonctionnent et (se) questionnent.

En cours de route, pas trop d’illusions, il y aura une fois de plus capture du pouvoir ici et là, reconstructions de hiérarchies diverses, blocages du fait des uns ou des autres, avancées, reculs, égarements, récupérations, débats, luttes, etc. Mais c’est peut-être le sens même de l’Histoire.

Peut-être qu’une fois encore c’est le chemin à parcourir vers le but, bien plus que le but lui-même, qui fait tout l’intérêt de se mettre en mouvement, qui nous transforme, qui fait de nous ce que nous sommes et ce que nous devenons, et qui donne du sens à nos existences.

Et se mettre en mouvement signifie bien ici se rendre disponible au fait que ça bouge, que tout peut bouger, et rebouger encore ensuite. Se mettre en mouvement signifie aussi sans doute ne pas céder à la tentation assez habituelle de vouloir figer les choses, aussitôt qu’elle apparaissent, tout ça pour se rassurer face à l’incertitude. Parce que oui, l’incertitude existe.

Alors on ne peut certes pas savoir à l’avance “comment tout ça va finir” mais on peut décider à chaque pas ce vers quoi on veut aller. Et ce qu’on veut éviter.

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Autodidacte en tout, café-théâtre, chanson française (auteur-compositeur-interprète), sculpture, photo, écriture, et même agriculture, en rupture de ban avec "le système", je me cantonne désormais à produire de la pensée et de l'émotion. Je n'attends pas de jours meilleurs (ils seront pires) mais j'en fabrique comme je peux...