Affaires Garrido/Corbière : démontage d’une campagne de calomnies

Affaires Garrido/Corbière : démontage d’une campagne de calomnies

Vérifications faites, les révélations médiatiques sur les affaires Raquel Garrido/Alexis Corbière s’avèrent être autant de calomnies du genre ignoble.

J’avoue qu’au début, comme beaucoup, j’ai été quelque peu désarçonné par les révélations sur ce couple emblématique de la France insoumise. Mais trop en si peu de temps, c’était tout de même un peu trop. Je me suis donc attelé à vérifier ce que les médias essayaient de nous faire avaler. Comme auraient d’ailleurs dû le faire ces mêmes médias avant de publier leurs petites saloperies (n’est-ce pas, le Canard enchaîné, pan sur le bec ?)

Trois accusations en fait :

  • selon le Canard enchaîné du 6 octobre, Raquel Garrido n’aurait jamais payé de cotisations  à la CNBF (Caisse nationale des barreaux français) en six années d’activité et lui serait redevable de 32.215 euros ;
  • toujours selon le Canard enchaîné, daté cette fois du 11 octobre, Raquel Garrido devrait 6.213 euros de cotisations à l’Urssaff ;
  • Le couple Garrido/Corbière “refuserait” de quitter un un logement social de la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) qu’Alexis Corbière avait obtenu avant son élection à l’Assemblée nationale le 18 juin dernier (information Buzzfeed du 10 octobre).

Examinons chacun de ces cas l’un après l’autre.

1. Les 32.215 euros de la CNBF

En fait, Le Point, peu susceptible de complaisance avec la gauche, vient de démonter l’affaire en révélant que cette somme de 32.215 euros, qui ne portait que pour la seule année d’activité 2016 de l’intéressée, et non sur six ans, était en fait une somme forfaitaire maximum réclamé par la CNBF en cas de retard de déclaration ou de non-déclaration.

Raquel Garrido explique que ce retard de déclaration de ses seuls revenus 2016, depuis réparé, est dû à la campagne électorale surchargée pour la présidentielle (NB : les déclarations de revenus à la CNBF se font en avril/mai de chaque année). Ajoutons que la CNBF a publié un communiqué réfutant comme “inexacte” l’information du Canard enchaîné :

Démenti CNBF
Le démenti de la CNBF

2. Les 6.312 euros de l’Urssaff

Raquel Garrido a informé que ce retard de paiement avait été réglé depuis des mois et être aujourd’hui à jour de “tous (ses) paiements Urssaff”. Affirmation facile à vérifier… mais toujours pas vérifiée par ses accusateurs !

3. Le logement social de la RIVP

Alexis Corbière s’est vu attribué un logement social par la RIVP alors qu’il avait pour seul revenu son salaire d’enseignant (2.350 euros mensuels). À l’époque, le logement n’était d’ailleurs même pas classé en logement social (1200 euros mensuels pour 80 m2, tu parles d’un loyer modéré !).

Dès son élection comme député FI, Alexis Corbière affirme avoir entamé des démarches pour acquérir un logement sur sa circonscription. À l’appui de ses affirmations, il déclare être en possession d’une promesse de vente signée et être en train de conclure son dossier de prêt par des visites médicales exigées par la compagnie d’assurances de sa banque.

Délais de recherche et d’acquisition (trois mois) tout à fait raisonnables, démarches tout à fait vérifiables… mais qu’aucun média n’a là encore jugé digne de vérifier avant de se répandre en accusations !

Au final que reste-t-il de ces accusations en rafales ? Jusqu’à preuve du contraire, rien qu’un retard de déclaration de quelques semaines, qu’un retard minime de paiement à l’Urssaff (quel travailleur indépendant n’en a-t-il jamais été responsable ?) et qu’un délai tout à fait normal de déménagement. Des fautes certes, mais bénignes et bien loin des affaires habituelles de corruptions avérées, d’évasions fiscales planifiées, de casiers judiciaires chargés comme ceux de bien des élus en poste de la République.

Du coup, ne reste qu’une campagne médiatique de calomnies aussi grossières qu’obscènes contre la France insoumise. Et qui ne révèle de ses tristes auteurs que la panique dont ils sont pris face à la montée en puissance de cette nouvelle force politique.

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<p>Un “voyageur à domicile” en quête du monde d’après.</p>