G7 : les cocus de la “mondialisation heureuse”, comptez-vous !

G7 : les cocus de la “mondialisation heureuse”, comptez-vous !

« Fiasco », c’est le qualificatif unanime employé par les commentateurs à propos du dernier G7, y compris par les chantres obstinés de la “mondialisation heureuse”.

Un livre à mourir de rire !

“La mondialisation heureuse”, c’est le titre – désormais hilarant – d’un livre écrit en 1997 par l’européiste béat Alain Minc (éditions Plon).

Dans ce livre au comique involontaire, le neuneu Alain Minc se félicitait de la chute du Mur de Berlin, en novembre 1989 : depuis la chute du Mur, toute l’espèce humaine faisait du commerce, toute la planète se lançait dans le commerce mondial, la mode était au libre-échange mondial généralisé, c’était la fête.

29 ans après la chute du Mur, la soi-disant “mondialisation heureuse” aboutit à un désastre total : désastre économique, désastre financier, désastre social, désastre environnemental.

Problème : les peuples commencent à voter contre la “mondialisation heureuse”.

Ainsi, c’est en faisant campagne CONTRE la mondialisation que Donald Trump a été élu président des États-Unis d’Amérique en 2016.

Incroyable, Trump applique le programme pour lequel il a été élu !

Chose étonnante : en ce moment même, Donald Trump est en train d’appliquer la politique de démondialisation pour laquelle il a été élu.

À La Malbaie (Québec, est du Canada), Trump a carrément sabordé la réunion du “groupe des sept”, dit G7 : États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon ; en bref, la fine fleur de l’empire occidental.

Pas de signature du communiqué final par les États-Unis, a décrété au tout dernier moment le président peroxydé, malgré un compromis bâtard laborieusement élaboré comme d’habitude par les participants pour sauver la face.

Faces interloquées, devant ce camouflet, des six autres “pays amis”, véritables cocus de l’histoire, contraints d’avaler toutes les couleuvres depuis quelques temps :

  • contraints de suivre les sanctions décrétées par le président US contre l’Iran au risque de saborder leurs propres activités commerciales ;
  • doublement punis par la décision de Washington d’imposer des taxes sur leurs produits importésen Amérique ;
  • menacés de représailles s’ils décidaient d’appliquer des contre-taxes en représailles aux mesures protectionnistes US ;
  • humiliés et ridiculisés lors de ce dernier G7.

Après cet incroyable vaudeville impérial, devinez qui rigole :

« Il faut arrêter ces babillages et se tourner vers les sujets concrets relevant d’une vraie coopération » (Poutine à l’issue du G7).

Autant dire que ce G7 cauchemardesque signe la fin pitoyable de la soi-disant “mondialisation heureuse”. Les cocus, comptez-vous !

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Mes priorités : sortir de l’Union européenne, sortir de l’euro, sortir de l’Otan.