Frappes occidentales en Syrie : le spectacle d’une guerre à usage interne

Frappes occidentales en Syrie : le spectacle d’une guerre à usage interne

Après avoir tant claironné qu’ils allaient punir Assad, les USA, la Grande-Bretagne et la France ne pouvaient guère faire autrement sauf à passer pour des andouilles.

103 missiles de croisières tirés – dont 71 interceptés, selon une source russe – mais tirés sur quoi ou sur qui ? Sur des usines de fabrication d’armes chimiques, clament les assaillants, encore en train d’essayer de broder sur l’hypothèse déjà bien éculée d’une attaque chimique sur Douma par les forces d’Assad.

Sur l’armée syrienne ? Sur les populations civiles ? Même pas si l’on en juge par un autre communiqué russe cité par Jacques Sapir : « Aucune victime [n’est à déplorer] au sein de la population civile ou de l’armée syrienne. »

En tout cas pas sur les troupes russes présentes en Syrie, puisque, toujours selon Jacques Sapir, Macron aurait prévenu au préalable Poutine que ses troupes ne seraient pas visées. Crétin, oui, mais pas téméraire.

Trump, May et Macron croient-ils vraiment qu’ils vont terroriser et faire reculer Poutine, Xi jinping ou Rohani avec des démonstrations aussi pitoyables ? Même Assad doit rigoler dans son coin.

Ne reste pour expliquer ce geste fou, nuisible et vain, commis en violation de toutes les règles internationales, qu’une seule hypothèse, lamentable : pour ne pas passer pour des cons aux yeux de leurs propres populations, pour tenter de reconquérir une opinion de plus en plus défavorable.

Minable et irresponsable.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.