France, États-Unis, Europe : vers la déshumanisation

France, États-Unis, Europe : vers la déshumanisation

En France, aux États-Unis, dans l’Union européenne et dans tout l’empire occidental défaillant, le XXIe siècle s’annonce comme un siècle de déshumanisation.

Au XXIe siècle, grâce à la soi-disant « mondialisation heureuse », les ouvriers seront traités comme des esclaves. Ils verront leur dignité bafouée.

Durant leur journée de travail, les ouvriers ne boiront même plus d’eau, car ils ne voudront pas aller aux toilettes pour pisser : leurs petits chefs les surveillent, et ils leur enverront une « lettre de sensibilisation ». C’est pas bien, vous avez quitté votre poste de travail pour aller aux toilettes, c’est pas bien, il ne faudra pas que cela se reproduise.

La « mondialisation heureuse », c’est ça.

Inacceptables conditions de travail chez Amazon

Lisez cet article de France info :

Enquête : entre stress et troubles musculaires, les conditions de travail chez Amazon.

Chercher, scanner et empaqueter sans répit. Derrière les 500 CDI promis par Amazon à l’occasion de la récente ouverture de son entrepôt d’Amiens-Boves (Somme) se cachent des conditions de travail bien moins roses que ce que dépeignent les campagnes de communication du géant américain de la vente sur Internet.

« Quand on travaille chez Amazon, on est en réalité un être humain piloté par ordinateur », affirme Jean-Baptiste Malet, auteur d’un livre-enquête, En Amazonie, infiltré dans « le meilleur des mondes ».

Le journaliste y décrit un rythme de travail effréné, où chaque geste doit être rationalisé.

Des observations corroborées sur le site de Douai (Nord), qui peut compter jusqu’à 3 000 employés. « Si dans la journée vous êtes allé aux toilettes, si vous avez pris un verre d’eau ou que vous ne pouvez pas justifier un temps d’arrêt, vous recevez une lettre de sensibilisation », soutient Gérald Defauquet, délégué CGT sur le site.

Ces constants rappels à l’ordre ne sont pas sans conséquence. D’après un rapport de la médecine du travail de l’un des cinq entrepôts français du groupe, les employés souffriraient chroniquement de tensions musculaires liées au stress et de déshydratation.

Un salarié sur cinq serait même atteint de troubles musculosquelettiques (TMS).

Certains salariés semblent s’accommoder des cadences, d’autres abandonnent rapidement leur emploi. À l’image de cette ancienne employée de Douai, qui a lâché l’éponge après un mois seulement de formation. « Je veux bien faire des concessions, soutient-elle, avoir un petit salaire, des horaires décalés… Mais pas au détriment de ma santé. »

États-Unis : des couches-culottes pour supprimer les pauses-pipi

Les États-Unis, un modèle pour tous les pays de la planète ? Lisez cet article du Parisien :

États-Unis : privés de pause-toilettes, des employés portent des couches.

Les employés du secteur volailler aux États-Unis travaillent dans un tel climat de peur qu’ils n’osent pas demander de pause pour aller aux toilettes et portent des couches au travail, affirme l’ONG britannique Oxfam dans une étude.

D’après ce rapport publié mardi 10 mai, «la grande majorité» des 250.000 ouvriers du secteur avicole américain « dit ne pas bénéficier de pauses-toilettes adéquates», en «claire violation des lois américaines de sécurité au travail ».

Ils « luttent pour s’adapter à ce déni d’un besoin humain de base. Ils urinent et défèquent debout face à la ligne d’assemblage, portent des couches au travail, réduisent leurs prises de liquides et fluides à des niveaux dangereux » et risquent « de graves problèmes de santé », martèle l’étude.

Les chefs de ligne refusent aux ouvriers ces pauses « parce qu’ils sont sous pression pour maintenir la vitesse de production », fait valoir Oxfam. « Le secteur volailler affiche aujourd’hui des bénéfices records » tandis que « les ouvriers gagnent de faibles salaires, souffrent de taux élevés de blessures et maladies, évoluent dans des conditions difficiles » et « un climat de peur », dénonce l’étude.

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Mes priorités : sortir de l’Union européenne, sortir de l’euro, sortir de l’Otan.