La statue d’Arnaud Beltrame a sa place dans nos villages… celle de Rémi Fraisse aussi

La statue d’Arnaud Beltrame a sa place dans nos villages… celle de Rémi Fraisse aussi

Un texte de Marie Labat, militante France insoumise (dont j’apprécie beaucoup les écrits), à propos du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame… et de Rémi Fraisse.


Attention, Twitter n’est pas un défouloir. Il peut donner cette impression. Vous êtes tranquillement chez vous, vous tapotez sur votre clavier tout ce qui vous passe par la tête, avec le sentiment que ça n’a pas plus d’incidence que de se défouler en privé avec des copains.

Eh bien, ça en a ! Poussier1 va payer cher son caractère emporté et la naïveté avec laquelle il a lâché ce qui aurait dû rester caché dans le secret de son âme : sa haine du pouvoir et de ses représentants et aussi, plus glauque, sa capacité à se réjouir de la mort d’un homme (héros de surcroit).

On ne peut pas tout dire en France, surtout si on a brigué une fonction républicaine. (Comment a-t-il pu être choisi par l’assemblée citoyenne de son bled ? Là, mystère, les FI de là-bas ont intérêt à s’interroger.) Bref, on ne peut pas tout dire. Je pense que c’est une bonne chose.

Cependant, je ne peux m’empêcher de me souvenir des danses de victoire obscènes que d’aucuns ont pratiquées à la mort de Rémi Fraisse, ou à celles des victimes de “bavures” dans nos banlieues, dans la plus parfaite impunité.

Et cela me rappelle une constante incontournable : ce sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire et font les lois. C’est comme ça.

Si un jour, nous de la France insoumise parvenons au pouvoir, nous écrirons une nouvelle page : le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame aura sa statue sur les places de nos villages…

… et Rémi Fraisse aussi.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.