Finale foot : et si la liesse populaire se transformait en émeutes ?

Finale foot : et si la liesse populaire se transformait en émeutes ?

C’est la grande peur des autorités françaises : que la liesse populaire autour d’une victoire de l’équipe nationale en finale de la Coupe du monde se transforme en émeutes.

12.000 policiers mobilisés dans le Grand Paris, des lignes de bus banlieues-Paris interrompues dès 18 heures, des centres villes fermés à la circulation et au stationnement pour cause de Coupe du monde, c’est dire la fébrilité des pouvoirs publics à l’approche de l’évènement.

Panneau apposé à l’entrée de la ville de Vannes (Morbihan) ce dimanche matin.

Le véritable état moral du pays ?

Toute liesse populaire ne charrie pas seulement son trop-plein de joie collective, de chauvinisme déculpabilisé, d’exultation cocardière, mais libère aussi son lot de frustrations, d’aigreurs et de colères trop longtemps enfouies et qui remontent brutalement en surface. C’est le phénomène bien connu du hooliganisme qu’on retrouve aussi au soir d’autres démonstrations de liesse collective (la nuit du Jour de l’an et ses voitures brûlées, par exemple).

Déjà à l’issue de la demi-finale victorieuse du onze tricolore, des heurts violents avaient éclaté entre supporters et forces de l’ordre à Paris et en province. Dans de nombreux endroits publics où était transmis ce France-Belgique, de nombreuses sources font état de sifflets spontanés quand apparaissait le président français sur les écrans. C’est que la récupération politique d’un tel évènement n’est pas gagnée d’avance.

En propulsant le hooliganisme de quelques tribunes populaires échauffées au niveau de la nation toute entière, les manifestations qui suivront l’éventuelle victoire de l’équipe de France en finale de cette coupe du monde 2018 donneront sans doute une idée du véritable état moral du pays.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.