Effondrement de la civilisation capitaliste : éloge du chaos

Effondrement de la civilisation capitaliste : éloge du chaos

C’est ce qui fait le plus peur autour de moi. Tous pressentent le chaos à venir, le craignent, tentent d’en nier la démoralisante réalité. Mais n’y couperont pas.

C’est toujours le chaos qui préside à l’effondrement des civilisations. Et dans sa longue mais inexorable chute, le capitalisme ne nous l’épargnera pas :

  • chaos économique et financier ;
  • chaos industriel (infrastructures obsolètes, déraillement des trains, chute des ponts et bientôt des barrages) ;
  • chaos politique (Macron, Trump…) ;
  • chaos climatique (les incendies de nos forêts et de nos maisons, les ravages des éléments déchainés…)
  • chaos social, moral, existentiel ;
  • chaos guerrier (Syrie, Irak, terrorisme extrémiste ou d’État…).

Le chaos est dans l’ordre logique des mondes qui s’effondrent. Il est le marqueur de ce qui échappe à notre entendement, à notre contrôle. Le grand nombre et leurs gouvernants dépassés sont toujours incapables d’anticiper les grands effondrements et de les enrayer.  Nous ne répondons aux catastrophes qu’une fois celles-ci survenues.

Les artistes de nos vies

Mais le chaos a aussi du bon en ceci qu’il libère les humains des vieilles civilisations oppressantes. C’est du chaos que naissent les révolutions.

À quoi bon craindre le chaos ? Le chaos a aussi quelque chose de fascinant, et même parfois de si carrément jouissif que nous le recherchons fiévreusement : le chaos amoureux. C’est du chaos que naissent les œuvres d’art. L’artiste est celui qui laisse entrer en lui le chaos de la réalité qui l’entoure – baoum, comme le bruit fracassant d’une vague furieuse dans un ressac – et la restitue avec ce qu’il sait d’élégance et de beauté.

Il ne sert à rien de lutter contre le chaos de l’effondrement capitaliste. Dans la longue période douloureuse qui va suivre, nous allons devoir composer avec ce chaos. Nous allons devoir être les artistes de nos vies.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.