Désastre climatique : nous sommes responsables de ce qui nous arrive

Désastre climatique : nous sommes responsables de ce qui nous arrive

Suite du feuilleton de l’été sur le désastre climatique qui va ravager nos existences… et dont nous sommes entièrement responsables.

Cet été, nous avons appris trois informations essentielles :

Climat : une partie de l’Asie bientôt inhabitable.

Une étude montre que le réchauffement climatique risque de rendre inhabitable l’Asie du Sud-Est. Un cinquième de la population mondiale y vit.

Depuis 1880 et le début des relevés de températures, il n’a jamais fait aussi chaud sur Terre qu’en 2016, selon un rapport publié jeudi.

En proie aux flammes, le Groenland devient l’emblème du réchauffement climatique.

Quelles vont être les conséquences du réchauffement climatique ?

Réponse :

Les conséquences du réchauffement climatique vont être les « très grandes migrations ».

À cause du réchauffement climatique, en Afrique et en Asie, de plus en plus de pays vont devenir inhabitables.

Les peuples qui ont la malchance d’y vivre vont être obligés de fuir leurs pays. Ils vont remonter vers le nord, vers la Russie, et aussi vers l’Europe. Normal. Si vous étiez à leur place, vous feriez pareil.

Concernant les réfugiés qui partiront de la Turquie, ou alors qui partiront de l’Afrique, et qui arriveront en Europe, vous pouvez voir les trajets qu’ils suivront sur cette carte :

Mediterranean situation

Une seule solution au désastre : la décroissance

Et nous ?

Nous, citoyens français, que pouvons-nous faire ?

Réponse :

Nous pouvons écouter les lanceurs d’alerte qui nous avaient tout dit … en 1972 :

  • En 1972, The Limits to Growth (« les limites de la croissance »), le livre écrit par Dennis Meadows et son équipe, nous avait prévenus : nous fonçons dans le mur. Ce livre a été un best-seller mondial.
  • En 1974, À vous de choisir : l’écologie ou la mort, le livre écrit par René Dumont, nous avait prévenus : nous fonçons dans le mur.

Depuis 45 ans, nous savons que la seule solution pour enrayer le désastre, c’est la décroissance.

Nous aurons ce que nous méritons

ET POURTANT, depuis 45 ans, nous refusons de décroître.

Dans notre vie de tous les jours, nous appliquons la déclaration du président des États-Unis George Bush au sommet de la Terre à Rio en juin 1992 :

« Le mode de vie américain n’est pas négociable. »

Depuis 45 ans, chacun d’entre nous se dit : « Mon mode de vie n’est pas négociable. »

Depuis 45 ans, nous consommons comme nous goinfrons nos porcs, nous vivons comme nous contraignons nos porcs à le faire, et nous sommes au moins aussi bêtes que nos porcs.

Prenons l’exemple du CO2 que nous émettons.

Evolution constatée des émissions mondiales du seul CO2 de 1860 à 2012, en millions de tonnes
Évolution constatée des émissions mondiales du seul CO2 de 1860 à 2012, en millions de tonnes

Depuis 45 ans, dans les pays occidentaux, à l’intérieur de chaque être humain, l’attachement à son confort personnel l’emporte.

À l’intérieur de chaque être humain, la cupidité triomphe.

Aujourd’hui encore, nous refusons de décroître.

Dans les pays occidentaux, nous refusons la décroissance. Donc nous aurons le réchauffement climatique, les « très grandes migrations », la dislocation de nos sociétés, les guerres.

Nous aurons ce que nous méritons.

Nous sommes responsables de ce qui va nous arriver.


Petite bibliographie essentielle pour ceux que ça intéresse :

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Mes priorités : sortir de l’Union européenne, sortir de l’euro, sortir de l’Otan.