“Convois de la Liberté” : la guerre n’est pas en Ukraine, mais à Paris…

Ne cherchez pas l’actualité de ce weekend dans les médias français. Elle n’y est pas. Il faut aller à l’étranger pour en avoir un aperçu. Ce tweet du président du Salvador, Nayib Bukele, par exemple :

« Voilà Paris aujourd’hui [samedi 12 février, ndlr].
Imaginez si ça se passait au Salvador
[ou au Venezuela, à Cuba, à Moscou, à Pékin…]
Que diraient la France, l’Union européenne et la “communauté internationale” ?
Honnêtement.
« 

Mais les chiens de garde du régime bien français eurent beau bloquer le périphérique parisien en contrôlant tous les véhicules qui s’y trouvaient, obstruer plusieurs portes de la capitale avec des blocs de béton, distribuer des amendes de 135 euros à ceux qui arboraient un drapeau tricolore, balancer des lacrymos jusque dans les bistrots (avec femmes et enfants à l’intérieur) et coller des gnons à tous ceux qui passaient à leur portée, non, « ils n’ont pas réussi à bloquer Paris » (comme le titre fort imprudemment mon torchon régional du dimanche).

Les “convois de la Liberté” achèvent le boulot des forces de l’ordre : bloquer Paris

Car si les forces de l’ordre ne parvinrent effectivement pas à bloquer elles-mêmes l’accès des manifestants à la capitale, ces derniers se chargèrent de terminer le boulot. Voici ce à quoi ressemblait Paris hier samedi:

« Malgré l’interdiction, certains véhicules ont réussi à atteindre les Champs-Élysées », admet tout de même mon torchon régional dominical en commentaire.

« Ils veulent juste que vous regardiez ailleurs »

Le mot de la fin au président du Salvador :

« La vraie guerre n’est pas en Ukraine, elle est au Canada, en Australie, en France, à Bruxelles, en Angleterre, en Allemagne, en Italie…
Ils veulent juste que vous regardiez ailleurs. »

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