Construire un vaste projet politique de reconstruction de notre République

Construire un vaste projet politique de reconstruction de notre République

Le dépeçage auquel se livrent Macron et sa bande n’est possible qu’en raison de l’état de faiblesse de notre pays. Il est grand temps de construire le projet politique qui permettra l’émergence d’une République nouvelle sur les ruines de la précédente.

Car il est clair que Macron et sa bande, bien loin de vouloir redresser leur pays, n’ont d’autres soucis que de vouloir le dépecer de ce qui lui reste de chair sur les os. Et de fait en précipitent la chute et la ruine.

Le dépeçage par des rapaces d’un vieux monde affaibli

Un constat lucide doit pourtant être établi : si Macron et ses rapaces s’en prennent aussi aisément à ce que d’aucuns appellent les acquis de notre République – le code du Travail, le statut des cheminots et plus largement des fonctionnaires, la Sécurité sociale, le régime des retraites par répartition, les services publics dans leur ensemble… – c’est parce que ceux-ci sont vieillissants, ne correspondent plus exactement au contexte d’aujourd’hui et de fait sont affaiblis.

Ces acquis auxquels nous tenons tant reposent tous sur un monde qui a vécu, hérité de la fin de la Seconde Guerre mondiale il y a 73 ans, celui du plein emploi, de la reconstruction d’après-guerre et de la croissance qui en était la condition sine qua non.

Reconnaissons que nous n’en sommes plus là : l’emploi se raréfie naturellement grâce au progrès de la productivité, rendant le CDI obsolète, et la croissance, devenue superfétatoire, n’est plus qu’une obsession aveuglément meurtrière pour nos conditions climatiques de vie et pour nos ressources énergétiques en voie d’épuisement.

Défendre des acquis, comme le font avec vaillance les cheminots et bien d’autres professions menacées actuellement, ne se justifie que parce qu’aucune autre alternative, aucun projet de substitution à ces vieux acquis n’apparaissent actuellement sur le paysage politique.

Écrire la nouvelle Sécurité sociale, le nouveau Code du travail, les nouveaux statuts de la fonction publique…

Mais la reconstruction d’un monde nouveau sur les ruines laissées par les Macron et autres prédateurs impose qu’elle soit portée par un projet politique ambitieux, radicalement nouveau – donc révolutionnaire.

Le programme de la France insoumise, L’Avenir en commun, constitue certes une base très solide pour commencer à faire face au défi qui attend notre pays. Mais se contenter de lister une série de mesures de premières urgences me paraît en deçà de ce que devrait être notre ambition. Ce catalogue doit être dépassé et s’articuler autour d’un vaste projet d’ensemble de reconstruction de la République.

Il ne s’agit plus de revenir sur les acquis du Conseil national de la Résistance, mais, tout en en gardant l’esprit, d’en proposer d’autres qui soient en phase avec notre temps et améliorent l’existence de nos concitoyens. Il ne s’agit plus de revenir sur le vieux Code du travail, sur le plein emploi, sur la Sécurité sociale d’Ambroise Croizat, sur les statuts de la fonction publique tels que nous les connaissions depuis des décennies, mais de :

  • créer le Code du travail et du temps de loisirs de demain ;
  • créer la nouvelle Sécurité sociale ;
  • créer le nouveau statut des fonctionnaires qui assureront les services publics de notre monde nouveau…

=> Illustration : L’Aube sur un monde nouveau, par Smatilla

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.