Climat : la porcherie brûle et nous regardons ailleurs

Climat : la porcherie brûle et nous regardons ailleurs

Sur fond d’Accord de Paris sur le climat bafoué ou de CETA écologiquement dévastateur, le désastre climatique ne cesse d’empirer.

La porcherie brûle, et nous regardons ailleurs.

Depuis 45 ans, nous consommons comme des porcs, nous vivons comme des porcs, nous pensons comme des porcs.

Prenons l’exemple du CO2 que nous produisons.

Évolution constatée des émissions mondiales du seul CO2 de 1860 à 2012, en millions de tonnes :

Évolution constatée des émissions mondiales du seul CO2 de 1860 à 2012, en millions de tonnes

Alerte : aux États-Unis, les désastres climatiques coûteront jusqu’à 50% de croissance

Selon une étude publiée par l’AFP, aux États-Unis, les désastres climatiques coûteront 360 milliards de dollars par an, soit 55 % de la croissance annuelle des États-Unis, SANS COMPTER LES PERTES LIÉES AU CLIMAT DANS LE SECTEUR AGRICOLE !

Lisez cet article :

Les pertes économiques causées par les phénomènes météorologiques aux États-Unis devraient atteindre au moins 360 milliards de dollars par an au cours des dix prochaines années, soit environ la moitié de la croissance annuelle du pays, prévient une étude mercredi.

Alors que les ouragans, les inondations, les sécheresses ou les feux de forêt risquent de gagner en intensité et d’être plus fréquents en raison du changement climatique, des mesures sont nécessaires pour réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis des combustibles fossiles, émetteurs de gaz à effet de serre, affirme le rapport de l’organisation non gouvernementale Universal Ecological Fund.

Selon l’étude, 80% de l’énergie produite et utilisée aux États-Unis provient de combustibles fossiles.

“L’utilisation de combustibles fossiles a un coût conséquent que l’économie américaine ne peut pas supporter”, a déclaré le coauteur de ce rapport et ancien président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Robert Watson.

Le rapport a examiné deux types de coûts : ceux induits par les phénomènes météorologiques extrêmes influencés par le changement climatique, et les coûts de santé liés à la pollution atmosphérique causée par l’énergie fossile.

Ces coûts totalisent environ 240 milliards de dollars en 2017, sans compter les catastrophes qu’a connu le pays en août et en septembre avec les ouragans Harvey et Irma.

“Ces pertes économiques et ces coûts de santé annuels moyens représentent environ 40% de la croissance actuelle de l’économie américaine”, selon le rapport.

“Au cours de la prochaine décennie, ces pertes économiques et coûts de santé devraient atteindre au moins 360 milliards de dollars par an, soit environ 55% de la croissance américaine”, prévient le rapport.

L’étude s’appuie sur les données fournies par l’administration américaine, mais ne tient cependant pas compte de données telles que les pertes liées au climat dans le secteur agricole.

“Nous pouvons nous attendre à ce que les événements météorologiques extrêmes et les coûts et pertes économiques liés continuent d’augmenter, à moins que nous réduisions drastiquement les émissions de gaz à effet de serre”, assure le coauteur du rapport, James McCarthy, professeur d’océanographie à l’université de Harvard.

Un désastre climatique planétaire

Pour mémoire, le désastre climatique ne frappe pas que la porcherie US, mais ravage toute la planète.

Rappel n° 1 :

Climat : une partie de l’Asie bientôt inhabitable.

Une étude montre que le réchauffement climatique risque de rendre inhabitable l’Asie du Sud-Est. Un cinquième de la population mondiale y vit.

Rappel n° 2 :

Depuis 1880 et le début des relevés de températures, il n’a jamais fait aussi chaud sur Terre qu’en 2016, selon un rapport publié jeudi.

Rappel n° 3 :

En proie aux flammes, le Groenland devient l’emblème du réchauffement climatique.

https://www.franceinter.fr/monde/en-proie-aux-flammes-le-groenland-devient-peu-a-peu-le-grand-responsable-de-la-hausse-du-niveau-de-la-mer

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<p>Mes priorités : sortir de l’Union européenne, sortir de l’euro, sortir de l’Otan.</p>