Chanel : comment saborder une entreprise pour multiplier les dividendes

Chanel : comment saborder une entreprise pour multiplier les dividendes

Typique de la fin d’un système : quand les patrons sabordent leur entreprise défaillante pour se goinfrer en dividendes. Exemple : le cas Chanel.

Chanel est le symbole de la France déclinante de 2017.

Les deux propriétaires de Chanel sont deux frères, Alain et Gérard Wertheimer. Ce sont deux hommes d’affaires de nationalité française.

Derniers chiffres connus : tous les chiffres du groupe sont en très nette baisse. Le chiffre d’affaires, d’abord, qui recule de 9% à 5,67 milliards de dollars, et le bénéfice net, ensuite, qui recule, lui, de 35%, à 874 millions de dollars.

Les deux propriétaires de Chanel ont donc décidé…

… de doubler leurs dividendes !

Le chiffre d’affaires de Chanel est en nette baisse, et bénéfice net de Chanel s’effondre… et donc les deux propriétaires de Chanel se sont octroyés 3,4 milliards de dollars de dividendes cette année (contre 1,6 milliard “seulement” l’année précédente, soit deux tiers du chiffres d’affaires de leur entreprise, soit quatre fois le bénéfice net  !

Conséquence : la trésorerie de Chanel est descendue au-dessous du milliards de dollars, une première depuis des années.

Ou bien c’est eux qui nous détruiront, ou bien c’est nous qui les mettrons hors d’état de nuire

Bien entendu, Alain et Gérard Wertheimer ne paient pas d’impôts en France. Comme beaucoup de leurs congénères, ils se sont exilés en Suisse. Les impôts, c’est bon pour les gueux.

La morale de cette histoire, eh bien c’est qu’il n’y en a pas. En période de crise, vous croyez toujours que les grandes multinationales sont riches, que les banques sont riches. Tout ça parce que les dividendes y sont faramineux.

Mais ce n’est pas vrai. Les patrons, eux, savent bien que la machine est au bout du rouleau. Alors ils piquent ce qui reste dans les caisses et vont se planquer dans des paradis fiscaux en emportant l’oseille. Ils préfèrent saborder leurs entreprises, ruiner leurs banques, plutôt que de cesser de s’empiffrer.

Alors de deux choses l’une : ou bien c’est elle, la grande bourgeoise, qui nous détruira, ou bien c’est nous qui la mettrons hors d’état de nuire.

On appelle ça une révolution.

=> Source de l’info : Challenges

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<p>Mes priorités : sortir de l’Union européenne, sortir de l’euro, sortir de l’Otan.</p>