Cette grève générale du travail que personne n’avait prévue

Dans l'académie de Nancy-Metz, certains cours, faute de personnel enseignant, sont assurés par des "visioprofesseurs"

Les appels à la grève générale « pour bloquer le pays » ne manquent pas en période de crise sociale. Souvent en pure perte d’ailleurs. Mais il y en a une que personne n’avait vu venir : la grève du travail.

Une désertion qui touche autant le privé que le public

Je veux dire la perte de motivation pour chercher un emploi et encore plus pour l’exercer. De fait, on ne compte plus les secteurs d’activités qui sont en déficit important de personnel : hôtellerie-restauration et commerces divers, bâtiment, transport aérien

Plus grave encore, il n’y a pas que le domaine privé qui est touché. Les services publics aussi : grave pénurie d’enseignants, manque criant de personnels soignants au point de perturber les écoles et de paralyser les centres hospitaliers.

La pandémie du dégoût

Ce dégoût du travail (et de sa pseudo “valeur”), qui se traduit par une désertion de ceux qui sont censés l’exercer, est un autre symptôme d’un système en décomposition, mais aussi de l’envie d’une reconstruction : les gens trouvent les moyens de vivre en marge d’un monde finissant qui n’a plus à leur proposer que des revenus rabougris, des conditions de travail déplorables, des lendemains sans avenir.

Notez pour finir que la société française n’est pas la seule touchée par cette pandémie de dégoût. Les autres pays du bloc occidental, à bout de souffle, subissent le même fléau débilitant :

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